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Un délégué suisse du CICR tué par des hommes armés à Syrte

Ce contenu a été publié le 04 juin 2014 - 21:18
(Keystone-ATS)

Un délégué suisse du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a été tué mercredi en Libye. Chef de la mission à Misrata, il a été abattu par des inconnus. Le général dissident Khalifa Haftar a de son côté échappé à un attentat-suicide, dans une nouvelle illustration de l'anarchie régnant dans le pays.

Le délégué a été tué lorsque des hommes armés non identifiés ont intercepté sa voiture à Syrte, à 500 km à l'est de Tripoli. Il venait d'effectuer une mission auprès de l'antenne locale du Croissant-Rouge libyen, a souligné un porte-parole de ce Croissant-Rouge, Mohamed Moustafa al-Misrati.

"Il a été attaqué par des hommes armés alors qu'il sortait d'une réunion avec deux collègues. Il est décédé à l'hôpital de Syrte. Ses collègues sont indemnes mais choqués", a déclaré un porte-parole du CICR à Genève, Wolde Saugeron. Les raisons de cet assassinat restaient inconnues dans l'immédiat.

Le porte-parole a précisé que le véhicule dans lequel se trouvait le délégué ne pouvait être identifié comme celui du CICR. Cette mesure est conforme aux directives pour l'engagement de l'organisation en Libye, a précisé M. Saugeron.

Burkhalter "consterné"

Le directeur général de l'institution Yves Daccord a lui condamné "dans les termes les plus vigoureux cette attaque odieuse".

Et le président de la Confédération Didier Burkhalter s'est dit consterné et a fait part de sa vive émotion. Il a présenté ses condoléances à la famille et aux proches de la victime, ainsi qu'à l'organisation.

Agé de 42 ans, le délégué travaillait depuis plus de sept ans pour le CICR. Il était en poste à Misrata depuis mars. Les locaux du CICR à Misrata ainsi qu'à Benghazi (est) avaient été visés en 2012 par des attaques, sans faire de victimes.

Général dissident légèrement blessé

Près de Benghazi, le général à la retraite, Khalifa Haftar, a été "légèrement blessé" mercredi dans un attentat-suicide contre son quartier général.

Cette attaque est la première visant M. Haftar depuis qu'il a décidé de lancer le 16 mai à Benghazi une campagne militaire destinée selon lui à éradiquer les "groupes terroristes".

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