US Open: et de cinq pour Federer!

Cette victoire de Federer est la plus sûre réponse apportée à ses détracteurs. Reuters

Le Suisse remporte son cinquième US Open à New York en s'imposant logiquement 6-2 7-5 6-2 en finale devant l'Ecossais Andy Murray, «tombeur» dimanche du no 1 mondial espagnol Rafael Nadal.

Ce contenu a été publié le 09 septembre 2008 - 08:41

Le Bâlois jouait sa saison sur cette finale de l'US Open. En la négociant à la perfection, il a fait passer un message très clair: il est de retour aux affaires.

«Je suis arrivé à Flushing Meadows dans la peau d'un champion olympique, explique Roger Federer. Si je n'avais pas gagné le double à Pékin avec Wawrinka, je serais resté sur trois défaites très cruelles avant d'engager le premier point du tournoi.»

«Je n'ai désormais plus rien à prouver, ajoute-t-il. Je ne songe plus qu'à profiter de cette fin d'année, du barrage de Coupe Davis à Lausanne, de 'mon' tournoi de Bâle et du Masters. Et j'attends avec une très grande confiance le rendez-vous de Melbourne en janvier prochain.»

La bonne tactique

Dépassé au premier set, Andy Murray a eu le mérite de pousser Roger Federer dans ses derniers retranchements lors de la 2e manche. Après avoir mené 2-0, le Bâlois a dû, ainsi, sauver trois balles de break à 2-2 0-40. Bien aidé par l'arbitrage sur la 2e, il pouvait tenir son service avant de réussir un jeu de relance parfait à 6-5 pour mener deux manches à rien.

«J'ai choisi la bonne tactique contre un remarquable tacticien, s'est félicité le Bâlois. Andy Murray est un joueur qui peut évoluer dans plusieurs registres. J'avais un plan de jeu qui a fonctionné d'entrée. Mais j'ai dû apporter des correctifs durant le match.»

Le plus grand de tous les temps

Même si elle n'est pas aussi exceptionnelle que les précédentes, l'année 2008 restera comme l'une des plus marquantes dans la carrière de Roger Federer. Le Bâlois n'a-t-il pas réussi l'exploit d'enlever une cinquième fois de rang l'US Open ?

Roger Federer a, ainsi, cueilli à New York un treizième titre du Grand Chelem. Il n'est plus qu'à une petite longueur du record de Pete Sampras. L'Américain avait gagné son treizième titre lors de son 43e tournoi du Grand Chelem, le Suisse lors de son 38e.

Le 39e, agendé en janvier prochain à Melbourne, sera peut-être celui de tous les bonheurs pour Roger Federer. Après avoir perdu sa couronne à Wimbledon lors de cette fantastique finale contre Rafael Nadal - où il fut tout de même à deux points de la victoire-, Roger Federer a vécu un été bien difficile.

Battu par Gilles Simon à Toronto, par Ivo Karlovic à Cincinnati et par James Blake à Pékin, Roger Federer est arrivé à New York avec une confiance bien entamée. Trois semaines plus tard, il quitte la «Grande Pomme» animé d'une certitude: il sera reconnu très bientôt comme le plus grand joueur de tous les temps.

swissinfo et les agences

Roger Federer

Né en 1981, Federer est resté numéro un mondial 237 semaines d'affilée à la tête de l'ATP du 2 février 2004 au 18 août 2008, lorsque l'Espagnol Rafael Nadal l'a détrôné.

Avec 56 tournois dont 13 du Grand Chelem (5 fois Wimbledon, 4 fois l'US Open et trois fois l'Open d'Australie), il n'est plus qu'à une petite longueur du record de l'Américain Pete Sampras. Le seul fleuron qui manque à sa couronne est le tournoi de Roland Garros.

En 2007, il a gagné 8 trophées en Australie, à Dubaï, Hambourg, Wimbledon, Cincinnati, New York, Bâle et Shanghaï.

En 2008, il s'est imposé à Estoril (Portugal), Halle (Allemagne) et à l'US Open. Avec Stanislas Wawrinka, il est médaillé d'or du double des JO de Pékin.

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