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La Bulgare Ralitza Petrova remporte le Léopard d'Or à Locarno avec son premier film de fiction, "Godless" (archives).

KEYSTONE/ALEXANDRA WEY

(sda-ats)

Le Léopard d'or du meilleur film au Festival de Locarno prend la route de la Bulgarie. "Godless", de Ralitza Petrova, a remporté samedi la récompense suprême. L'actrice principale du film, Irena Ivanova, a raflé la mise comme meilleure interprète féminine.

"Godless" raconte l'histoire d'une jeune assistante pour personnes âgées, Gana. Aigrie par la vie, elle vole à ses patients déments leurs cartes d'identité, que son ami se charge de revendre au marché noir. Un jour, une patiente l'amadoue par son amour de la musique, et Gana décide de changer de vie - ce qui ne lui réussira pas.

Le choix de "Godless", premier film de fiction de Ralitza Petrova, ne constitue pas une surprise. Ni celui du film favori de nombreux critiques, "Scarred Hearts", choisi pour le prix spécial du Jury. Le long-métrage du Roumain Radu Jude se déroule dans un sanatorium sur la côte de la Mer Noire, en 1937, dans un contexte d'expansion du fascisme.

Toujours dans la catégorie du concours international, le Léopard pour la meilleure mise en scène revient au Portugais João Pedro Rodrigues pour "O Ornitologo". Le prix du meilleur acteur a lui été attribué au Polonais Andrzej Seweryn, vu dans "The Last Family".

Dans la catégorie "Cineasti del presente", c'est le Japonais Mariko Tetsuya qui a remporté le prix du meilleur réalisateur de la relève. Son film-choc, "Destruction Babies", suit le parcours d'un jeune qui s'embarque dans une nuit de violence sans but. Il tire sur des passants au hasard et se transforme sans le vouloir en "héros" de jeu en ligne sur les réseaux sociaux.

Suisses décevants

Sans surprise, c'est le dernier film de Ken Loach, "I, Daniel Blake", Palme d'or à Cannes cette année, qui a remporté le prix du public du meilleur film diffusé sur la Piazza Grande. Le jury du journal spécialisé "Variety", qui attribuait aussi un prix aux films de la Piazza Grande, lui a préféré "Moka", du Valaisan Frédéric Mermoud.

Les deux films suisses en compétition internationale n'ont pas fait aussi bien. Michael Koch, avec son premier long-métrage "Marija", a dû se contenter d'une mention spéciale du jury oecuménique et du prix de l'environnement du jury des jeunes.

Milagros Mumenthaler, avec "La idea de un lago", repart elle les mains vides. Elle avait remporté le Léopard d'or en 2011 avec "Abrir portas y ventanas".

sda-ats

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