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La présidente des Verts, Regula Rytz, montre du doigt la fracture sociale à l'origine de nombreux maux actuels.

KEYSTONE/PETER SCHNEIDER

(sda-ats)

Les Verts, réunis en assemblée générale à Fribourg, serrent les rangs à environ un mois de la votation sur leur initiative, centrée sur l'économie verte. Les relations avec l'Union européenne comme les problèmes de migrants au Tessin ont aussi retenu leur attention.

Le renforcement des inégalités entre les plus riches et les plus pauvres, entre les pays riches et les moins bien lotis fait le lit du populisme et du racisme, a souligné la présidente Regula Rytz devant la centaine de délégués réunis samedi à Fribourg. La Bernoise a ainsi tiré un parallèle entre le vote sur l'initiative "Contre l'immigration de masse" et celui sur le Brexit.

"C'est seulement si nous parvenons à surmonter la fracture sociale que l'Europe sera capable de lutter contre les causes mondiales de l'immigration, le changement climatique et la destruction progressive des droits de l'homme", a dit la présidente.

Dernier mot au peuple

Autre point sensible, Balthasar Glättli, président du groupe parlementaire et membre de la commission des institutions politiques, a résumé la position des Verts sur la mise en œuvre de l'initiative sur l'immigration de masse: les Verts suisses défendent mordicus les bilatérales.

Le manque de personnel qualifié comme le dumping salarial ne peuvent être combattus que par des réformes intérieures à la Suisse, selon lui. Les délégués veulent toutefois s'assurer que les citoyens auront le dernier mot sur les bilatérales, s'il fallait s'en séparer.

Le parlementaire européen vert Sven Giegold part du principe que l'UE ne va pas introduire de nouvelles règles ni pour la Suisse, ni pour le Royaume-Uni. Pour éviter un dangereux retour aux différents nationalismes, une réforme des institutions européennes et davantage de justice sociale sont nécessaires, estime l'eurodéputé.

Mots d'odre

La Suisse vit comme si elle avait trois planètes à sa disposition. Durable d'ici 2050: c'est l'objectif fixé par l'initiative pour une écnomie verte, qui sera soumise en votation populaire le 25 septembre.

"Une décision historique est possible, une décision pour laquelle les générations futures nous seront reconnaissantes", a déclaré Bastien Girod, conseiller nationale zurichois et co-président du comité d'initiative. Il a ainsi essayé de galvaniser les délégués pour les motiver avant le sprint final.

Les Verts se sont positionnés sur les autres sujets. Ils disent non à la loi sur le renseignement avec seulement un oui et six abstentions. Ils invitent en revanche à glisser un oui dans l'urne en faveur de l'initiative AVSplus (deux non, six abstentions).

Immigration

Les délégués ont critiqué le conseiller fédéral Ueli Maurer en raison du renvoi ciblé de réfugiés au Tessin. Dans une résolution, ils exigent du Conseil fédéral de respecter le droit d'asile et d'accueillir enfin, comme il l'a promis, un contingent de réfugiés en provenance de Syrie.

sda-ats

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