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Selon la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga, les préoccupations des communes ont été abordées. Ici avec le président du gouvernement tessinois (à g.).

KEYSTONE/TI-PRESS/PABLO GIANINAZZI

(sda-ats)

Un nouveau centre fédéral pour les requérants d'asile est prévu dans le sud du Tessin, près de la frontière italienne. Avec ses 350 places, il doit remplacer le centre actuel de Chiasso (TI). Les communes concernées accueillent le projet avec scepticisme.

Dans le futur centre fédéral sera appliquée la procédure accélérée en matière d'asile, a dit vendredi devant les médias Paolo Beltraminelli, président du gouvernement tessinois. Depuis la fermeture de la route des Balkans, la pression à la frontière sud du Tessin est de plus en plus forte. "Nous voulons plus de sécurité pour le canton", a expliqué le conseiller d'Etat PDC.

La ministre de la justice Simonetta Sommaruga était également présente à la conférence de presse, aux côtés de conseillers nationaux tessinois, dont Norman Gobbi (Lega), du secrétaire d'Etat aux migrations Mario Gattiker ainsi que des présidents des communes concernées par le projet.

Clap de fin à Chiasso

Le nouveau centre doit voir le jour entre Balerna et Novazzano sur un terrain de 13'000 mètres carrés, actuellement en mains des CFF. Il doit remplacer le centre actuel de Chiasso, qui peut accueillir 134 personnes.

Celui-ci sera petit à petit démantelé au cours des prochaines années. En attendant la mise en service du nouveau centre, les requérants d'asile continueront d'être hébergés à Chiasso ou seront transférés dans d'autres centres.

Résistance des communes

Les communes concernées par le projet se montrent, elles, très sceptiques. Elles auraient souhaité que l'établissement ne soit pas construit aussi près de quartiers résidentiels. Elles entendent faire part de leurs propositions à la Confédération et aux cantons.

Saluant les discussions constructives entre toutes les parties, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a assuré que les préoccupations des communes ont été abordées. C'est un "point de départ".

Novazzano et Balerna ne sont pas les premières localités du pays à faire face à une telle situation. Il faut échanger avec ces localités afin de bénéficier de leur expérience en la matière, a souligné Mme Sommaruga.

Seulement 24 heures

En août dernier, un centre d'accueil provisoire a ouvert à Rancate (TI). Près de 150 migrants peuvent y être hébergés le temps d'une nuit (24 heures) avant d'être renvoyés en Italie. L'établissement s'adresse aux migrants entrés illégalement en Suisse et qui n'ont pas l'intention d'y déposer une demande d'asile.

ATS