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Les abords de la ville syrienne de Homs (archives)

KEYSTONE/EPA/YOUSSEF BADAWI

(sda-ats)

Des centaines d'insurgés et de civils ont commencé à sortir samedi de la dernière poche rebelle de Homs. Cette évacuation permettra au régime syrien de mettre totalement la main sur cette ancienne "capitale de la révolution".

Waer, dernier quartier insurgé de la troisième ville de Syrie (centre), suit l'exemple de nombreux fiefs perdus par une rébellion très affaiblie, après des accords ponctuels conclus avec le régime de Bachar al-Assad ces derniers mois.

L'évacuation, qui devrait aboutir à la sortie de milliers d'insurgés et leurs familles essentiellement, s'étalera sur au moins six semaines en vertu d'un accord conclu en début de semaine sous l'égide de la Russie, principal soutien militaire de M. Assad.

Ce sont d'ailleurs des policiers militaires russes qui supervisaient le matin la sortie de rebelles et de civils à bord de bus verts de Waer. Plusieurs dizaines de combattants, portant chacun une arme, et des civils, dont beaucoup d'enfants, sont montés à bord des bus pour quitter le quartier.

Nouvelles négociations mercredi

L'opération intervient quelques jours avant un nouveau round de négociations prévu le 23 mars sous l'égide de l'ONU entre opposition et régime qui se trouve dans une position de force après ses multiples victoires sur le terrain grâce à l'appui russe.

Appuyée par les frappes de l'aviation russe, l'armée syrienne a chassé les insurgés de nombreux fiefs, remportant en décembre sa plus importante victoire dans la guerre avec la reprise totale d'Alep, deuxième ville de Syrie.

Selon l'accord, des troupes russes - entre 60 et 100 hommes - doivent se déployer à Waer pour veiller à son application et à la sécurité des habitants encore présents ou de ceux voulant y retourner. Entre 400 et 500 rebelles et civils doivent partir samedi, selon le gouverneur de Homs Talal Barazi.

"La police militaire russe sera chargée d'accompagner les rebelles et de les emmener vers" le nord syrien, a dit M. Baraz. D'après l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), 12'000 personnes au total, dont 2500 rebelles, doivent quitter Waer.

Autres bastions rebelles à reprendre

L'évacuation doit permettre au régime de contrôler entièrement la ville, surnommée par l'opposition "la capitale de la révolution", en allusion aux manifestations pacifiques massives qui s'y sont déroulées au début de la révolte en 2011.

La plupart des rebelles ont été chassés de Homs en 2014, après deux ans de bombardements intenses et d'un siège asphyxiant des troupes prorégime. Mais Waer était resté sous contrôle rebelle et a été soumis ces derniers mois à des raids aériens intenses meurtriers, selon l'OSDH.

Les personnes évacuées devront se rendre notamment à Jarablos, dans la province septentrionale d'Alep, ou encore dans celle d'Idleb, dernier grand bastion des insurgés en Syrie.

Le régime veut à tout prix reprendre les derniers bastions rebelles dans la province de Homs comme Talbissé, Houlé et Rastane mais surtout dans la province voisine de Damas, comme la région de la Ghouta orientale.

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ATS