Des centaines de cadavres découverts dans une prison irakienne


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La bataille pour le contrôle de Mossoul continue de faire rage entre forces gouvernementales et djihadistes de l'Etat islamique (archives).

KEYSTONE/AP/MANU BRABO

(sda-ats)

Des forces paramilitaires irakiennes ont annoncé samedi avoir découvert un charnier dans la prison de Badouch, près de Mossoul. Il contient les corps de centaines de personnes exécutées par les djihadistes du groupe Etat islamique (EI).

Les paramilitaires du Hachd al-Chaabi, milice progouvernementale dominée par des chiites soutenus par l'Iran, ont trouvé "dans la prison (de Badouch) une vaste fosse commune renfermant les corps d'environ 500 civils prisonniers qui ont été exécutés" par l'EI lorsqu'il occupait cette prison de Mossoul, selon un communiqué.

Le Hachd al-Chaabi n'a pas expliqué comment il a obtenu le chiffre de 500 victimes qui n'a pas pu être confirmé de source indépendante.

Abattus dans un ravin

Dans son rapport en 2015, l'ONU avait indiqué qu'environ 600 détenus de la prison de Badouch, principalement des chiites, avaient été emmenés dans des camions jusqu'à un ravin, où ils avaient été abattus par des combattants de l'EI. Des survivants avaient dit à l'ONU avoir été sauvés par les corps d'autres personnes tombées sur eux.

L'EI a détenu dans cette même prison des centaines de femmes de la minorité kurdophone yézidie. Les Yézidis, adeptes d'une religion monothéiste pré-islamique, ont été violemment persécutés par les djihadistes de l'EI lors de leur offensive de 2014 en Irak.

Ils ont été victimes de traitements particulièrement cruels, exécutés et réduits en esclavage sexuel.

Libération de prisonniers

Toujours à Mossoul, le groupe Etat islamique (EI) a libéré vendredi des dizaines de prisonniers, ont rapporté samedi des habitants. Les djihadistes les détenaient dans les quartiers de cette ville encore sous leur contrôle, alors que les forces irakiennes ont lancé une offensive pour la reprendre.

Les prisonniers avaient été enfermés pour vente de cigarettes ou possession d'un téléphone portable, ont déclaré des habitants. Un témoin a ainsi raconté que son frère était soudainement réapparu après avoir été enfermé un mois pour cette raison.

Cette libération illustre la baisse de l'emprise de l'EI sur Mossoul, une ville du nord de l'Irak dont les forces irakiennes ont déjà repris la partie orientale en janvier. Les militaires irakiens se sont lancés depuis le 19 février à l'assaut de sa partie occidentale.

ATS

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