Toute l'actu en bref

Franck Muller va rester prudent sur l'ouverture de boutiques (archives).

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

(sda-ats)

Le groupe horloger genevois Franck Muller souhaite atteindre en 2016 des résultats similaires à ceux de 2013, malgré un environnement moins favorable. Son patron ne veut pas entendre parler de montre connectée.

Etabli à Genthod (GE), le groupe prévoit entre 42'000 et 45'000 montres à un prix moyen entre 6000 et 7000 francs, affirme Vartan Sirmakes dans un entretien publié mercredi par le journal économique L'Agefi. Un volume qui devrait lui permettre d'atteindre un chiffre d'affaires de près de 300 millions.

Outre la situation politique, le choc pétrolier affecte plusieurs marchés, notamment les régions émergentes. Un maintien "à bon niveau dans un tel contexte est donc déjà un exploit", estime M. Sirmakes. Il faut adapter la production, "pas seulement sur la haute horlogerie, également sur les segments les plus abordables". Le patron de l'entreprise affirme par ailleurs que la haute horlogerie peut compenser la force du franc.

Nouveaux postes

L'environnement n'est pas favorable pour une entrée en bourse, qui "intéresse" malgré tout M. Sirmakes. Le groupe vient aussi d'ouvrir une boutique en Birmanie. Il n'est pas question d'en lancer partout, mais en fonction des possibilités. L'entreprise dispose de plus de 40 enseignes propres et 600 points de vente.

En terme d'activité, M. Sirmakes ne prévoit aucune montre connectée. Selon lui, l'industrie suisse est faite pour des produits classiques. En revanche, Franck Muller va réactiver certaines marques "d'ici fin 2017" et surtout l'année suivante.

A Genthod, l'extension du site du groupe devrait provoquer l'ouverture de quelques postes dès septembre 2017. Franck Muller totalise actuellement 370 collaborateurs à Genève et 630 en Suisse. Le fonds d'investissement de l'entreprise dans le luxe n'occupe lui que deux personnes.

sda-ats

 Toute l'actu en bref