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Chris Froome a estimé que des interrogations subsistaient sur certaines autorisations d'usage à des fins thérapeutiques (AUT) demandées par Sky pour Bradley Wiggins.

Wiggins, vainqueur du Tour 2012 et quintuple champion olympique, s'était défendu mi-septembre des accusations de dopage suscitées par la publication d'informations confidentielles par le groupe de hackers "Fancy Bears", expliquant avoir bénéficié d'une AUT pour prendre en injection un corticoïde interdit, le triamcinolone, afin de traiter son asthme avant trois courses majeures (les Tour de France 2011 et 2012, et le Giro 2013).

"Concernant les AUT de Wiggins, des questions restent ouvertes sur ses symptômes, le choix du traitement, et les éventuelles améliorations de performance engendrées par ces traitements", a dit Froome à Cyclingnews.com. "J'ai été surpris. C'était la première fois, que j'en entendais parler", a expliqué l'ancien coéquipier de Wiggins au sein de la formation Sky, à propos des AUT concernant le triamcinolone.

"J'ai vu Bradley Wiggins utiliser des inhalateurs, donc je savais qu'il avait de l'asthme, mais je n'étais pas au courant de ses allergies", a-t-il continué. "Sans connaître les détails médicaux exacts, il est impossible de savoir s'il opérait dans une zone grise", a ajouté le triple vainqueur du Tour de France.

Froome avait reconnu fin septembre que le système des AUT, dont lui ou son compatriote Wiggins ont bénéficié, pouvait "être détourné", tout en niant avoir jamais "cherché à contourner les règles".

Froome a lui aussi bénéficié de deux AUT en 2013 et 2014 pour une injection de prednisolone, un anti-inflammatoire stéroïdien indiqué notamment dans les cas d'allergies. Celle de 2014 a eu lieu juste avant sa victoire dans le Tour de Romandie.

sda-ats

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