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La rencontre entre le président français et le pape devrait contribuer à l'amélioration des relations entre les deux pays.

KEYSTONE/AP L'Osservatore Romano

(sda-ats)

Les thèmes de la solidarité face au terrorisme, la laïcité et le sort des chrétiens d'Orient ont été abordés mercredi par le président français François Hollande et le pape François lors d'une audience privée au Vatican. L'entretien a duré 40 minutes, selon l'Elysée.

A son arrivée à Rome, François Hollande a salué l'attitude des autorités religieuses et les "paroles très réconfortantes" du pape après l'assassinat d'un prêtre, en pleine messe, à Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime). L'attentat avait été perpétré par deux hommes se réclamant du groupe Etat islamique (EI).

"Il m'avait fait cette confidence qu'il se tenait comme un frère aux côtés du peuple français. Et c'est l'expression qu'il a reprise ensuite aux JMJ (journées mondiales de la jeunesse-NDLR) à Cracovie", a rappelé le président français devant la presse à la sortie de la basilique Saint-Louis-des-Français, église française située au coeur de Rome.

"Toutes les paroles qui ont été prononcées (...) ont été très importantes dans cette période puisque ça a contribué à rappeler l'unité de la France, le rassemblement qui doit se faire et aussi la solidarité du monde à l'égard de la France, qui a été victime des attentats terroristes", a-t-il ajouté.

François Hollande et le ministre de l'Intérieur et des Cultes, Bernard Cazeneuve, se sont recueillis à Saint-Louis-des-Français à la mémoire des victimes du terrorisme.

Message rassembleur

Aux yeux du président, les autorités de la France, pays laïc, ont le devoir de protéger les croyants. Ces derniers doivent pour leur part veiller au "respect des autres".

"Quand une église est touchée, quand un prêtre est assassiné, c'est la République qui est profanée", a-t-il dit. "La République - c'est cela la laïcité - doit protéger tous les cultes et elle doit assurer la liberté de croire ou de ne pas croire. Et donc la possibilité pour les Français et ceux qui vivent en France d'avoir la religion de leur choix à condition qu'il y ait bien sûr le respect des autres".

"Voilà pourquoi ce message de la laïcité n'est pas un message qui peut blesser, mais un message qui peut réunir et rassembler", a-t-il insisté.

Vocation commune

La situation au Moyen-Orient, celle des réfugiés et le sort particulier des chrétiens d'Orient, persécutés dans des pays comme l'Irak, devaient en revanche être abordés avec le souverain pontife.

"Nous avons cette même vocation, chacun à notre place: la France parce que nous sommes parmi les protecteurs des chrétiens d'Orient, et bien sûr le pape parce qu'il sait combien les chrétiens d'Orient contribuent à l'équilibre dans la région", a expliqué François Hollande.

La rencontre de mercredi entre le pape et le président devrait faire oublier les tensions entre les autorités françaises et le Saint-Siège nées du "mariage pour tous" et de la nomination de l'ambassadeur de France au Vatican. Le Saint-Siège avait refusé la nomination de Laurent Stefanini, dont l'homosexualité a été rendue publique, et poussé Paris à désigner, après une vacance de 14 mois, Philippe Zeller.

sda-ats

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