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La manifestation, spontanée et autorisée, a réuni quelque 250 personnes, surtout des jeunes.

KEYSTONE/ANTHONY ANEX

(sda-ats)

Les opposants à l'allégement des règles sur l'exportation de matériel de guerre ne désarment pas. Alors qu'un comité interpartis annonçait mardi le lancement d'une initiative populaire contre le changement de politique, quelque 250 personnes descendaient dans la rue.

La conseillère nationale Priska Seiler Graf (PS/ZH) l'a annoncé mardi à la radio alémanique SRF. Elle estime que le peuple doit se prononcer sur la question. Une large alliance composée de représentants de partis bourgeois, libéraux et de gauche, ainsi que des milieux religieux et de plusieurs associations et ONG soutient cette idée.

L'initiative pourrait être lancée la semaine prochaine, toujours selon la radio alémanique. Une conférence de presse est prévue le lundi 10 septembre.

Mais déjà en fin d'après-midi mardi, quelque 250 personnes, des jeunes avant tout, ont participé à une manifestation spontanée à l'appel d'une alliance indépendante dénommée "StandUpForPeace". Cette dernière se présente comme étant hors de tout parti politique. Elle s'engage en faveur d'une Suisse qui encourage la paix.

Exportations vers des pays en guerre civile

L'assouplissement de l'ordonnance sur le matériel de guerre, annoncé en juin par le Conseil fédéral, permettrait d'exporter des armes vers des pays en conflit interne, s'il n'y a aucune raison de penser que les armes seront utilisées dans ce conflit. La dérogation ne s'appliquerait pas à des pays rongés par la guerre civile comme le Yémen ou la Syrie, qui font l'objet d'un embargo sur les armes de l'ONU.

L'octroi d'une autorisation d'exporter vaudrait par ailleurs deux ans au lieu d'un. Et il devrait être possible de la prolonger d'un an et non plus de six mois. Les autorisations pourraient être suspendues ou révoquées si besoin est.

Le projet du Conseil fédéral répond aux demandes de l'industrie suisse de l'armement, qui s'estime pénalisée par des règles trop strictes par rapport à ses concurrents étrangers. De la seule compétence du gouvernement, la modification de l'ordonnance a reçu le soutien de la commission de politique de sécurité du Conseil national. Celle du Conseil des Etats s'est, elle, abstenue de donner une recommandation.

Vive opposition à gauche

L'allégement prévu a suscité de nombreuses critiques, dès son annonce. Selon le PS et les Verts, la tradition des bons offices et la neutralité helvétiques sont menacés. Le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Peter Maurer, est lui aussi monté au créneau. Il estime que cela participe à affaiblir la réputation, la crédibilité et la fiabilité de la Suisse, en tant qu'acteur humanitaire.

De l'eau a été apportée aux moulins des opposants ces derniers jours. Dimanche, le "SonntagsBlick" a indiqué que des grenades à main produites par l'entreprise d'armement helvétique RUAG avaient été trouvées en Syrie. Et ce lundi, le Contrôle fédéral des finances a épinglé le manque de contrôle sur les exportations d'armes et les failles de la loi.

En 2017, la Suisse a exporté pour près de 450 millions de francs d'armes, selon les statistiques du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO). Les exportations sont soumises à autorisation du SECO, mais aussi, selon la nature de la transaction, du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) et d'autres départements ou même du Conseil fédéral.

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ATS