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S'exprimant sur la mise sur pied de l'initiative contre l'immigration de masse, Johann Schneider-Ammann a précisé qu'une préférence nationale ne s'appliquait pas pour les entreprises.

KEYSTONE/APA/HELMUT FOHRINGER

(sda-ats)

Le président de la Confédération, Johann Schneider-Ammann, a défendu à Vienne la "préférence nationale light". "Nous pensons qu'il s'agit d'une solution compatible avec la libre circulation des personnes", a-t-il souligné vendredi.

Le conseiller fédéral a pris part à la rencontre des ministres de l'économie des pays germanophones (Allemagne, Autriche, Liechtenstein et Suisse). En l'absence du ministre allemand, il a exposé la suite de la procédure au niveau de la mise en application de l'initiative contre l'immigration de masse, lors d'une conférence de presse avec les ministres autrichien et liechtensteinois.

La proposition du Conseil national de la "préférence nationale light" doit encore passer dans les mains du Conseil des Etats. Ce dernier examinera, en particulier, les aspects de politique intérieure et vérifiera que la proposition remplisse bien les exigences de la votation de février 2014.

"Au milieu du mois de décembre, nous saurons si nous avons une solution à proposer à Bruxelles", poursuit le chef du Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR).

La proposition du Conseil national prévoit que le Conseil fédéral pourra, en cas de forte immigration, obliger les employeurs à communiquer les postes vacants aux offices régionaux de placement. "Une préférence nationale, au niveau des entreprises, n'existe toutefois pas", souligne le président de la Confédération.

Inquiétude à propos des frontaliers

En Autriche, 45'000 personnes se rendent en Suisse pour travailler. "Cela fait beaucoup", a expliqué le vice-chancelier autrichien, Reinhold Mitterlehner, devant la presse. "Nous prônons une approche objective et rationnelle", a-t-il ajouté. Une interdiction nuirait aux entreprises, selon lui. Vienne soutiendra, par ailleurs, Berne dans ses pourparlers avec la Commission européenne.

Au Liechtenstein, 53% de tous les emplois sont occupés par des frontaliers, informe le vice-premier ministre, Thomas Zwiefelhofer. D'après lui, une stricte mise en application de l'initiative contre l'immigration de masse perturberait les excellentes relations entre la Suisse et son pays.

Les ministres des pays germanophones se rencontrent depuis 40 ans. Le Liechtenstein les a rejoints en 2013. La prochaine rencontre aura lieu en 2017 en Suisse.

Jeudi, le conseiller fédéral a rencontré le chancelier autrichien, Christian Kern. Outre les relations bilatérales, ils ont évoqué la situation en Turquie et des questions migratoires.

sda-ats

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