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John Kerry très remonté mercredi à l'ONU contre la position des Russes et des Syriens

KEYSTONE/AP/JULIE JACOBSON

(sda-ats)

John Kerry a demandé solennellement mercredi à la Russie de faire en sorte que l'aviation syrienne soit clouée au sol pour ne plus bombarder l'opposition et les civils. Le secrétaire d'Etat américain s'exprimait lors de la réunion du Conseil de sécurité de l'ONU.

En présence de son homologue russe Sergueï Lavrov, John Kerry a réclamé avec force la remise sur les rails de l'accord américano-russe conclu le 9 septembre dernier à Genève, notamment le rétablissement du cessez-le-feu qui a volé en éclats lundi et "l'interdiction de voler" pour les aéronefs des forces armées du régime du président syrien Bachar al-Assad.

Dans un long plaidoyer pour une réduction des violences, le chef de la diplomatie américaine a souligné que "pour rétablir la crédibilité du processus, nous devons tenter de clouer au sol immédiatement tous les aéronefs qui volent" dans les zones de conflit, autour de la ville d'Alep (nord), épicentre du conflit.

"Violations" condamnées

Estimant une nouvelle fois que seuls Moscou et Damas pouvaient en être responsables, il a condamné les frappes de lundi contre un convoi humanitaire et le raid de mardi soir contre deux ambulances: des "violations flagrantes du droit international", a-t-il tonné. Moscou et son protégé, Damas, ont nié toute responsabilité dans ces bombardements.

"Nous n'avons pas d'autre choix que d'aller rapidement vers la mise en oeuvre maintenant du cessez-le-feu", a lancé le secrétaire d'Etat américain qui avait signé l'accord de Genève avec M. Lavrov.

Le texte prévoyait sept jours de trêve à compter du 12 septembre, l'acheminement de l'aide humanitaire, une zone de facto d'interdiction de survol aérien pour l'armée syrienne et une coopération militaire russo-américaine contre les djihadistes.

"C'est un moment de vérité pour la Russie", a averti John Kerry à New York.

Pas de trêve "unilatérale"

Son homologue russe Sergueï Lavrov a une nouvelle fois nié toute responsabilité de son pays dans les attaques contre les humanitaires en Syrie. Il n'a pas fermé la porte à un rétablissement de la trêve mais il a affirmé qu'il "ne pouvait plus y avoir de pause unilatérale" dans les combats de la part de l'armée syrienne.

Les précédentes trêves unilatérales ont, selon lui, surtout permis aux groupes rebelles de se regrouper pour se réarmer et renforcer leurs positions. Il a réitéré la demande de Moscou de "revoir la liste des organisations terroristes" qui seraient exclues d'un cessez-le-feu.

"Si nous pouvons nous mettre d'accord sur cette approche globale, une cessation des hostilités aura de meilleures chances de survivre et de réussir", a-t-il conclu.

sda-ats

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