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Les carnets de commandes dans l'industrie ne se remplissent guère, leur sous-indicateur pointant à 50,8 points (archives, image d'illustration).

KEYSTONE/PETER KLAUNZER

(sda-ats)

L'industrie suisse s'est légèrement améliorée en août. L'indice des directeurs d'achat (PMI) s'est fixé à 51 points, en hausse de 0,9 point par rapport à juillet.

Il se maintient ainsi pour le neuvième mois consécutif au-dessus du seuil de croissance de 50 points, mais seulement de très peu depuis maintenant deux mois, ont souligné jeudi Credit Suisse et l'association pour l'achat procure.ch dans leur enquête mensuelle. Selon eux, la conjoncture industrielle du pays est pratiquement à l'arrêt.

Achats au plus bas

Si la production reste dynamique - le sous-indice la mesurant s'établissant à 54,6 points -, les carnets de commandes ne se remplissent guère, leur sous-indicateur pointant à 50,8 points. Les effectifs diminuent également. La composante emploi se fixe à 48,2 points.

Quant aux achats des firmes, ils se situent à leur plus bas niveau depuis février 2015, après l'abandon du taux plancher liant franc et euro. Le sous-indice correspondant a dégringolé de 5,5 points à 42,8 points. Les prix d'achat ont par contre augmenté de 1,3 point le mois passé. Mais à 48,7 points, ils restent en dessous du seuil de croissance.

Situation fragile

Les délais de livraison ont légèrement baissé de 0,3 point en août. Ils se situent toutefois toujours en territoire positif avec 54,3 points.

Les stocks de matières premières sont aussi en déclin. Le sous-indicateur correspondant s'est replié de 0,6 point pour s'inscrire à 43,1 points. Il s'agit de son plus bas niveau depuis novembre 2015. Les stocks de produits finis ont aussi affiché un repli de 9,9 points à 45,5 points.

Fait plus réjouissant, les carnets de commandes sont repassés au-dessus du seuil de croissance en août. Ils ont atteint 50,8 points.

Cette situation indique cependant "que les entreprises anticipent un recul de la demande dans les mois à venir", expliquent Credit Suisse et procure.ch. Si ce scénario devait se confirmer, la production aujourd'hui encore vigoureuse ralentirait. "L'industrie reste donc fragile et toute nouvelle appréciation de la monnaie helvétique serait pour l'heure difficile à supporter", concluent les auteurs de l'enquête.

sda-ats

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