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La Bourse suisse a profité de la reprise des titres pharmaceutiques (archives).

KEYSTONE/GAETAN BALLY

(sda-ats)

La Bourse suisse a terminé en fort rebond mercredi malgré la victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine. A la clôture, l'indice vedette SMI gagnait 1,99% par rapport à la veille pour se fixer à 7897,84 points.

Le SMI a profité d'un mouvement de reprise des titres pharmaceutiques. La bonne tenue de Wall Street, qui n'a pas cédé à la panique à l'ouverture, a profité dans une large mesure aux indices européens.

Le SLI a pris 1,72% à 1230,02 points et l'indice élargi SPI 1,70 % à 8637,73 points. Parmi les valeurs vedettes, 22 ont gagné du terrain et huit en ont perdu.

La place helvétique a évolué confortablement en zone bénéficiaire pratiquement toute la journée, avant de connaître un petit coup de mou dans l'après-midi. Les pertes contenues de Wall Street ont redonné un coup de fouet aux investisseurs avant la clôture. Les grandes places européennes ont profité de l'impulsion new-yorkaise pour renverser la tendance négative qui avait prévalu jusqu'alors.

Pour l'instant, l'élection de Donald Trump n'a pas provoqué un effondrement des marchés. Cela étant, la volatilité demeure élevée et devrait le rester jusqu'au moment où le nouvel occupant de la Maison Blanche clarifiera ses intentions. Les promesses de campagne du président sont considérées par la plupart des experts comme complètement irréalistes.

Le franc ne s'envole pas

Le franc n'a pas connu d'envolée spectaculaire. Les analystes s'accordent à dire que la Banque nationale suisse (BNS) joue son rôle défensif face aux spéculateurs. "Ce qui a beaucoup aidé le franc, c'est la montée de l'euro contre le dollar", selon Arnaud Masset de Swissquote.

La probabilité d'un relèvement des taux par la Réserve fédérale américaine (Fed) dès décembre a chuté de 80% à moins de 50%.

Avec l'élection de Donald Trump, la menace d'un encadrement des prix des médicaments semble s'éloigner, ce qui a profité aux titres actifs dans le secteur de la santé. Actelion (+5,7%), Roche (+5%) et Novartis (+4,4%) affichent les meilleures performances du SMI/SLI. Galenica (+3,6%) et Sonova (+1,7%) ont également bénéficié de cet engouement.

La probabilité d'une issue victorieuse pour Hillary Clinton, qui avait fait de l'encadrement des tarifs des médicaments une promesse de campagne, avait été intégrée dans le cours des titres de la branche, rappelle un intervenant.

Remontée des valeurs bancaires

La remontée la plus spectaculaire est à mettre au compte des bancaires, qui ont pourtant plongé à l'ouverture. Credit Suisse (+3,6%) présente une hausse flatteuse après avoir oscillé toute la journée sur ou sous la barre. UBS (+1,6%) s'est clairement ressaisi. Julius Baer (+3,1%) n'a jamais été inquiété durant toute la séance.

Certaines cycliques ont également pris de l'embonpoint. LafargeHolcim (+3,8%) Sika (+3,3%) et Schindler (+2,3%) ont également surfé sur la vague. Mozamil Afzal, directeur de l'investissement auprès d'EFG Asset Management, plaçait ABB (+2,2%) parmi les potentiels bénéficiaires de l'élection américaine, quel que soit le vainqueur. Les deux candidats s'étaient engagés à réaliser des investissements dans les infrastructures.

Swiss Life (+1,2%) a terminé sous l'indice de référence, après la publication des chiffres sur neuf mois. Les primes brutes de l'assureur-vie ont reculé conformément aux attentes des analystes, qui ont cependant salué la croissance des actifs sous gestion.

Kühne+Nagel (-2,9%), Dufry (-1,8%) et Syngenta (-1,2%) figuraient parmi les rares perdants. Ces sociétés sont fortement dépendantes du commerce mondial. Ce dernier pourrait pâtir de la volonté du nouveau président américain de vouloir renégocier les accords commerciaux. Aryzta (-1,5%) et Syngenta (-1,2%) ont également été malmenés. Nestlé (-1,1%) a pesé sur l'indice vedette.

sda-ats

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