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LafargeHolcim a tenu la vedette après la présentation d'objectifs partiellement révisés lors de sa journée des investisseurs et la promesse de dividendes plus élevés à l'avenir. A la Bourse, le cimentier franco-suisse a été sanctionné (-1,9%) (archives).

KEYSTONE/PATRICK B. KRAEMER

(sda-ats)

Après quatre jours consécutifs de hausse, la Bourse suisse a conclu la semaine sur une note négative. Le SMI a été freiné par les deux poids lourds pharmaceutiques, alors que LafargeHolcim, qui a présenté des objectifs révisés, a perdu du terrain.

Le SMI a terminé en recul de 0,75% à 7904,55 points. Sur la semaine, l'indice vedette de SIX a cependant encore gagné 0,3%. Le SLI a terminé vendredi en baisse de 0,48% à 1248,31 points et le SPI de 0,54% à 8648,15 points. Sur les trente "blue chips", 18 ont reculé, neuf avancé et UBS, Schindler et Dufry ont terminé inchangés.

L'effet Trump, qui avait dopé les marchés boursiers la semaine passée, paraît faiblir, notent les courtiers. C'est à nouveau la politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed) qui domine.

Les marchés ont suivi avec attention les déclarations de la présidente Janet Yellen qui a répété jeudi qu'un relèvement des taux directeurs pouvait intervenir bientôt, mais a estimé que l'économie des Etats-Unis avait encore "une marge d'amélioration", dans sa première intervention depuis l'élection de Donald Trump à la présidence de la première puissance économique mondiale.

LafargeHolcim en baisse

LafargeHolcim (-1,9%) a tenu la vedette après la présentation d'objectifs partiellement révisés lors de sa journée des investisseurs et la promesse de dividendes plus élevés à l'avenir. Il s'est repris après avoir perdu jusqu'à plus de 3% en cours de séance (et après avoir encore ouvert dans le vert).

Le cimentier franco-suisse a comme prévu abaissé ses objectifs de bénéfices. Dans son commentaire, UBS s'est montré positif, mais peu surpris. Dans l'ensemble, les objectifs présentés par le groupe sont conformes aux attentes de la plupart des investisseurs, selon l'analyste de la grande banque.

Pour atteindre les objectifs, il faudra afficher une croissance organique annuelle de l'Ebitda de près de 15% en 2017-18, ce qui est historiquement très élevé. La politique de dividende et le programme de rachat d'actions annoncés sont des éléments positifs.

Actelion (-2,2%) a fortement reculé, malgré une recommandation d'achat par les analystes de Bryan Garnier. Aryzta (-1,3%) et Bâloise (-1,1%) ont aussi perdu plus de terrain que la moyenne.

Les poids lourds pharma Roche (-0,9%) et Novartis (-1,5%) ont pesé sur l'indice. Novartis ne profitait pas de nouvelles positives sur le biosimilaire de l'etanercept développé par Sandoz. Nestlé (-0,8%) a aussi freiné l'indice.

Credit Suisse cède 1,2%

Credit Suisse a cédé 1,2% après avoir profité en matinée de l'intégration du titre dans la liste "European Focus" de Citigroup. Cette liste surpondère les banques selon leur stratégie de placement. UBS a fini inchangé.

Zurich (-0,3%) a repris son souffle après avoir inscrit un plus haut de l'année la veille. Lors de la journée des investisseurs, les promesses en termes de dividendes ont rassuré les investisseurs. Les analystes ont salué les objectifs d'abaissement des coûts ambitieux et la réduction des risques de placement.

Dans le camp des gagnants, Julius Baer (+0,7%) a poursuivi sur la lancée positive de la veille après des informations sur la marche des affaires après dix mois. Les plus gros gagnants sont Syngenta (+1,9%) et Clariant (+1,4%).

Sur le marché élargi, Hügli a perdu 3,8% au lendemain d'un avertissement sur bénéfices. Cembra Money Bank (+1%) a prolongé sa coopération avec Migros pour les cartes Cumulus-Mastercard jusqu'en 2022.

sda-ats

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