La Suisse recule à nouveau dans l'indice annuel de compétitivité du Forum économique mondial (WEF). Après avoir perdu en 2018, pour la première fois depuis 2009, sa première place, elle perd un rang et est 5e. L'efficacité des trains est notamment mise en cause.

L'année dernière, la baisse de trois positions de la Suisse avait été expliquée par une nouvelle méthodologie qui plaçait les Etats-Unis devant en prenant en compte de nouveaux critères comme les nouvelles technologies ou encore le capital social. Le pays du président Donald Trump est cette année dépassé par Singapour dans l'indice dévoilé mercredi, en raison des effets des tensions commerciales avec la Chine.

Les Etats "qui mettent un accent" notamment sur les infrastructures, les compétences ou l'innovation dans leurs politiques économiques "sont davantage couronnés de succès", a affirmé le président du WEF Klaus Schwab. Selon le rapport, la productivité et la durabilité sont très différentes entre certains pays à la même compétitivité.

Contrairement à 2018 où la valeur absolue de son résultat était restée la même, la Suisse perd 0,3 point. Pour autant, elle arrive première dans deux des 13 axes, alors qu'elle n'avait pas atteint cette position en 2018.

La Suisse fait mieux que les 140 autres pays en terme de stabilité économique et de compétences. En revanche, elle est pénalisée par la taille de son marché, un critère où elle n'occupe que la 39e position.

Première pour Internet

Parmi plus de 100 sous-indicateurs, la Suisse est devant notamment sur le taux d'abonnements à Internet sur des appareils fixes ou encore la dynamique de la dette. En revanche, elle recule de la 1e à la 3e place sur l'efficacité des trains. La Suisse est à nouveau épinglée pour la complexité de ses tarifs, mais aussi sur la réglementation des conflits d'intérêts ou le taux d'imposition du travail.

Parmi les autres territoires qui figurent dans les dix premiers, Hong Kong est troisième, devant les Pays-Bas. Derrière la Suisse, le Japon devance l'Allemagne, la Suède, la Grande-Bretagne et le Danemark.

Plus largement, le WEF relève que la plupart des économies sont toujours confrontées à une croissance de la production inexistante ou peu élevée. Celles qui ont investi dans le capital humain, l'amélioration des institutions, le dynamisme des affaires ou encore la capacité d'innovation seront mieux placées pour la relancer, ajoute l'organisation.

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