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Le secrétaire d'Etat américain John Kerry et l'émissaire de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura veulent croire que le cessez-le-feu n'est "pas mort".

KEYSTONE/FR170574 AP/KEVIN HAGEN

(sda-ats)

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a affirmé mardi que la trêve en Syrie n'était "pas morte". Il s'exprimait au terme d'une réunion internationale sur ce conflit qui n'a débouché sur aucune annonce concrète au moment où les combats reprennent de plus belle.

La guerre en Syrie monopolise l'Assemblée générale de l'ONU à New York depuis que l'armée du régime de Damas a déclaré lundi la fin du cessez-le-feu instauré une semaine plus tôt par les Etats-Unis et la Russie. Les bombardements ont repris depuis, notamment sur un convoi humanitaire près d'Alep qui a fait une vingtaine de morts et "scandalisé" la communauté internationale.

"Le cessez-le-feu n'est pas mort", a brièvement déclaré M. Kerry en sortant d'une réunion sous haute tension du Groupe international de soutien à la Syrie (GISS, 23 pays et organisations internationales) présidée par M. Kerry et son homologue russe Sergueï Lavrov.

Réunion "dramatique"

"C'était une réunion assez dramatique, l'ambiance était lourde. Est-ce qu'il y a encore une chance? Je ne suis pas capable actuellement de répondre à cette question, mais nous devons tout faire pour sauver la trêve", a lancé le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault.

Il a aussi jugé que la "négociation entre les Américains et les Russes a atteint ses limites" et dénoncé "les non-dits" des tractations entre Washington et Moscou.

Mais pour son homologue britannique Boris Johnson, le parrainage Kerry-Lavrov du processus diplomatique sur la Syrie est l'unique carte dont dispose la communauté internationale et il faut le remettre "sur les rails".

Appel de Ban Ki-moon

L'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura, qui supervise les négociations politiques entre Damas et l'opposition - interrompues depuis avril - a lui aussi estimé que le cessez-le-feu n'était "pas mort".

A New York, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a lancé un nouvel appel à "la fin des combats" en Syrie et au "début des négociations" en ouvrant l'Assemblée générale annuelle. Barack Obama a de son côté appelé à poursuivre les efforts diplomatiques en Syrie en dépit des revers, martelant qu'il n'existait pas de solution "militaire" à conflit meurtrier.

En marge de ces travaux, M. Kerry a ajouté qu'il comptait revoir cette semaine M. Lavrov et d'autres ministres ont évoqué une nouvelle réunion du GISS dans les prochains jours.

sda-ats

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