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La directrice du FIFDH Isabelle Gattiker ne veut pas d'un simple festival de protestation mais une rencontre qui incite à l'action (archives).

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

L'arrivée de Donald Trump et les autres "hommes forts" demandent de repenser la défense des droits de l'homme. La 15e édition du Festival du film international sur les droits humains (FIFDH) veut répondre du 10 au 19 mars à Genève à cette interrogation.

Le rendez-vous genevois veut inciter à "l'action", pas uniquement à la protestation, a estimé mardi devant la presse sa directrice Isabelle Gattiker. Il est devenu "un événement incontournable pour le cinéma et les droits de l'homme".

Présent désormais dans 30 pays sur 4 continents et sur les réseaux sociaux, il a élargi le nombre de sites de projection à 43 dans tout le canton, dont des foyers de migrants, mais aussi dans le canton de Vaud, à Bienne et en France voisine. Nouveauté, un jury de 20 détenus de la prison de la Brenaz (GE) remettra un prix à un film suisse, récompense qui figurera au Palmarès officiel.

L'affiche du FIFDH est l'oeuvre du photographe turc Bulent Kilic. Cette année encore, de nombreuses thématiques seront abordées. "Le programme est né entre le 23 juin, date du Brexit, le 8 novembre, date de l'élection de Donald Trump, et le 21 janvier", date des marches de femmes dans le monde entier après l'entrée en fonctions du président américain, explique le responsable éditorial des discussions qui accompagnent les films du FIFDH, Philippe Mottaz.

Exposition de Panh

Face à l'"horreur" et aux "assauts sans précédent" contre les droits de l'homme, le festival doit permettre de "réaffirmer nos convictions", dit-il. Mais il doit aussi s'interroger sur les pratiques et les institutions qui luttent contre les violations.

Il faut expliquer comment un "homme fort", comme M. Trump ou ses homologues turc Recep Tayyip Erdogan ou philippin Rodrigo Duterte, "utilise les institutions" pour ensuite les "vider", insiste M. Mottaz. Les acteurs de la plainte déposée en Espagne contre des membres du régime syrien pour torture viendront par exemple parler le 13 mars et un documentaire sera projeté en première mondiale à cette occasion.

Transgenres, racisme, féminisme ou encore nouvelles technologies seront également abordés. Le festival est dédié au cinéaste iranien Keywan Karimi, condamné à 223 coups de fouet pour un film et dont la nouvelle production "Drum" sera en compétition internationale. Un hommage sera également rendu à l'écrivain britannique établi près de Genève John Berger, décédé il y a un mois.

Parmi les moments forts, Rithy Panh dévoilera une immense oeuvre plastique qui rassemblera notamment des photos de Genevois en lien avec le thème de l'exil, objet du dernier film du cinéaste cambodgien. Cette exposition doit aussi être montrée dans plusieurs pays.

Rousseff notamment prévue

Côté participants, des militants turcs ont dû renoncer, faute de pouvoir quitter leur pays. Un activiste chinois contaminé au benzène comme de nombreux ouvriers qui fabriquent téléphones portables et tablettes dans son pays n'est pas certain de pouvoir venir.

En revanche, une sénatrice philippine menacée dans son pays pour son opposition à Rodrigo Duterte sera bien présente. De même que l'ancienne présidente brésilienne Dilma Rousseff, destituée il y a quelques mois, attendue pour parler de la lutte contre la faim.

Un choix qui provoque quelques interrogations mais que le festival assume. Il faut "sortir des discours convenus" et Mme Rousseff répondra aux questions qui peuvent se poser, souligne M. Mottaz. Parmi les autres personnalités attendues, figurent la Prix Nobel de la paix yéménite Tawakkol Karman ou la secrétaire générale de la Francophonie Michaëlle Jean.

A relever parmi les films montrés hors compétition, le documentaire "I am not your negro", coproduit par la RTS, et la fiction Moonlight qui ont reçu tous deux de nombreuses récompenses.

Une quinzaine de films sont en compétition dans les catégories de fiction ou de documentaires. Le jury de la première sera présidé par le plasticien marocain Mounir Fatmi qui présentera également une exposition. Celui du documentaire sera mené par la cinéaste norvégienne Deeyah Khan.

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ATS