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Le dollar s'est renforcé face à la plupart des monnaies étrangères, profitant de l'effet Trump (archives).

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

(sda-ats)

La victoire de Donald Trump à l'élection présidentielle américaine a dopé le dollar. Lundi, le billet vert a atteint la parité avec le franc, pour la première fois depuis des mois. La devise helvétique s'est de son côté nettement raffermie face à l'euro.

Le dollar a atteint 1,002 franc l'après-midi. L'euro s'est affaibli à 1,0688 franc, atteignant son plus bas face à la monnaie helvétique depuis le oui au Brexit.

Depuis l'élection de Donald Trump, le dollar a pris de la valeur face à de nombreuses monnaies étrangères. Les analystes n'avaient pas anticipé ce phénomène, la plupart d'entre eux pronostiquant un affaiblissement du dollar et une réaction de panique.

Les cambistes se trouvent rassurés par le fait que le président-élu américain semble depuis sa victoire revenir sur ses promesses de campagne les plus radicales. Après un bref plongeon dans les premières heures suivant l'élection américaine entre mardi et mercredi de la semaine dernière, le dollar a monté pendant tout le reste de la semaine.

Franc fort face à l'euro

Le franc en revanche repartait à la baisse face à l'euro, à 1,0746 franc pour un euro, après avoir atteint en début de matinée 1,0687 franc, son niveau le plus fort depuis le 24 juin et la votation sur le Brexit en Grande-Bretagne. Mercredi dernier, la devise helvétique avait passé la barre de 1,08 franc pour un euro.

Selon les analystes de la Banque cantonale de Zurich (BCZ), la paire de devises a franchi à la baisse un support à 1,08, un mouvement qui pourrait se traduire par une poursuite de la tendance baissière. La paire pourrait encore reculer ces prochaines semaines jusqu'à 1,057 avant d'amorcer un rebond.

"La paire de devises teste la barre de 1,07 franc pour un euro, renforçant la probabilité d'une intervention de la BNS", a précisé Yann Quelenn, analyste marchés chez Swissquote, ajoutant que ce niveau est considéré comme étant "le plancher implicite que la BNS défend".

La Banque nationale suisse (BNS) avait en effet récemment indiqué qu'elle était prête à défendre le franc contre une appréciation excessive après l'élection présidentielle aux Etats-Unis. Interrogée lundi par l'agence AWP, l'institut d'émission n'a pas confirmé, comme à son habitude, une intervention sur le marché des devises.

sda-ats

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