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Le Saint-Père à Genève Visite historique du pape François en terres protestantes

Pope Francis and Alain Berset

Le pape François a été reçu à Genève par le président de la Confédération Alain Berset. 

(Keystone)

Le pape François a ancré par sa venue «historique» à Genève l'attachement de l'Eglise catholique à l'unité des chrétiens qu'il appelle à «marcher ensemble». Mais sa messe n'aura pas fait salle comble.

Tout au long de la journée de jeudi, le pape François a insisté sur le dialogue avec les autres chrétiens, à l'occasion des 70 ans du Conseil oecuménique des Eglises (COE) qui regroupe environ 350 Eglises membres. Un message qu'il avait déjà relayé auprès des protestants, notamment en 2016 en Suède.

«Ce n'est qu'ensemble qu'on marche bien», a affirmé le Saint-Père. Et de se demander comment «comment les chrétiens peuvent-ils évangéliser s'ils sont divisés?». Qualifiée d'«historique» à l'avance par le COE, cette visite a constitué une «inspiration» pour l'oecuménisme dans le monde, a affirmé de son côté le secrétaire général Olav Fykse Tveit.

En fin de journée, le pape a célébré une messe devant 30'000 personnes selon la police, 37'000 d'après le diocèse, moins que les 41'000 attendues à Palexpo. Elles étaient venues surtout de Suisse romande, d'Italie et de France. Certaines étaient arrivées dès le matin.

Le Saint-Père a vanté les bienfaits du «pardon» que les chrétiens se sont accordé. «Nous pardonner entre nous» après des «siècles de controverses et de déchirures», «quel bien cela nous a fait et continue à nous faire», a insisté le pape, arrivé en papamobile électrique.

Parmi les moments forts de la journée, il a béni une petite fille atteinte d'un cancer à la sortie de la chapelle du COE après sa prière oecuménique. Il aura aussi rencontré une délégation de chrétiens des deux Corées, qui ont participé ensemble au Comité exécutif du COE.

Plus largement, il a appelé à la solidarité pour les plus vulnérables et dénoncé le quotidien de beaucoup de personnes, devenu comme «drogué». Et de demander également des habitudes plus «sobres», établies sur les «relations personnelles, non virtuelles».

Lors de sa rencontre avec le président de la Confédération Alain Berset, le chef du Vatican aura demandé à la Suisse de faire ce qu'«elle sait», «désamorcer les conflits» par le dialogue. Les deux dirigeants ont également abordé la question des réfugiés dans le contexte de blocage de bateaux par le nouveau gouvernement italien.

La Suisse a une «responsabilité», mais elle ne peut oeuvrer «seule», a affirmé devant la presse le président de la Confédération, qui n'a pas annoncé de prochaines réinstallations supplémentaires de ces personnes. Et d'estimer que la réflexion européenne sur cette question devra être menée.

La visite papale n'aura en revanche pas abordé les polémiques récentes au sein de l'Eglise catholique. Les demandes d'un tribunal d'abord, lancées depuis Genève par une nouvelle association de victimes de prêtres pédophiles couverts par des évêques.

Sa comparaison controversée le week-end dernier entre l'avortement et des pratiques nazies n'aura pas non plus été mentionnée. Des déclarations que n'a pas souhaité commenter Alain Berset, qui a affirmé ne pas en avoir pris connaissance.

Le pape François était le troisième à rendre visite au COE après Paul VI en 1969 et Jean-Paul II il y a près de 35 ans. Il est également le premier Saint-Père à s'être rendu en Suisse depuis une quinzaine d'années et la venue de Jean-Paul II à Berne.

swissinfo.ch/sj avec la RTS et l'ATS

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