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La Turquie exigea que les YPG se replient à l'est de l'Euphrate (archives).

KEYSTONE/EPA/SEDAT SUNA

(sda-ats)

Les miliciens kurdes syriens des Unités de protection du peuple (YPG) ont annoncé mercredi qu'ils allaient se retirer de la ville de Minbej, dans le nord de la Syrie. Ils repasseront sur la rive orientale de l'Euphrate, comme l'exige la Turquie.

Leur départ a été confirmé par l'émissaire américain auprès de la coalition anti-EI, Brett McGurk, qui a parlé d'un "tournant". Il a ajouté que les YPG ont formé des unités locales pour maintenir la sécurité de Minbej. La ville a été reprise cet été aux djihadistes de l'Etat islamique par les rebelles des Forces démocratiques syriennes (FDS), alliance d'insurgés arabes et de combattants kurdes.

Les YPG précisent dans un communiqué que les troupes retirées de Minbej seront redéployées pour participer à la campagne visant à reprendre Raqa, le fief de l'EI dans le nord-est de la Syrie.

Menace turque

Quelques minutes avant l'annonce des YPG, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait déclaré lors d'une conférence de resse qu'il attendait des pays partenaires de la coalition anti-EI qu'ils mettent rapidement en oeuvre leur promesse de retrait des forces kurdes à l'est de l'Euphrate.

Pour Ankara, les miliciens kurdes de Syrie sont une force hostile étroitement liée au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), les séparatistes kurdes de Turquie.

M. Erdogan a par ailleurs fait le point sur l'avancée des rebelles soutenus par la Turquie dans le cadre de l'opération "Bouclier de l'Euphrate", lancée en août dans le nord de la Syrie. Ces forces, a-t-il dit, ne sont plus qu'à deux kilomètres de la ville d'Al Bab et devraient rapidement en reprendre le contrôle à l'EI.

Nouveaux raids sur Alep

Plus à l'ouest, les avions du régime syrien et de son allié russe ont pilonné toute la nuit de mardi à mercredi le secteur rebelle d'Alep et la province d'Idleb, au lendemain de l'annonce par Moscou d'une nouvelle offensive militaire, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Les avions militaires russes ont visé toute la nuit et jusqu'au matin plusieurs régions d'Idleb", province contrôlée par une alliance de rebelles et de djihadistes, a indiqué Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'OSDH. "Dans le même temps, l'armée de l'air du régime a bombardé les quartiers Est d'Alep", a-t-il ajouté.

Après une pause d'un mois, le régime de Bachar al-Assad a repris mardi sa campagne de bombardements sur le secteur rebelle de l'ex-capitale économique de Syrie, le jour même de l'annonce par Moscou d'une nouvelle offensive, officiellement contre les djihadistes d'Idleb et de Homs (centre).

Les raids russes ont été menés à partir du porte-avions Amiral Kouznetsov, arrivé la semaine dernière au large des côtes syriennes pour renforcer le dispositif militaire russe dans ce pays déchiré par la guerre depuis 2011.

sda-ats

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