Toute l'actu en bref

Une peine exemplaire prononcée en France contre les utilisateurs malintentionnés de Telegram (archives)

KEYSTONE/AP/MAYA ALLERUZZO

(sda-ats)

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné vendredi à 4 ans de prison, dont deux ans fermes, un homme accusé d'avoir incité un correspondant à commettre un attentat via Telegram. Cette messagerie cryptée est souvent utilisée par les djihadistes.

L'individu a également été reconnu coupable de consultation habituelle de sites djihadistes pour s'être abonné à une chaîne revendiquée par l'Etat islamique sur ce réseau. Son maintien en détention a été prononcé.

"C'est une décision d'une sévérité qui se veut exemplaire, mais qui est totalement inadaptée et en inadéquation avec la réalité du dossier", a déclaré à la presse son avocat, Me Martin Méchin.

Le parquet avait requis sa condamnation à quatre ans de prison dont 18 mois avec sursis avec mise à l'épreuve.

Sous le surnom "Echo Alpha Tango", cet homme de 29 ans a échangé début 2016 avec deux correspondants sur la messagerie cryptée. Il lui est reproché d'avoir incité le premier à se rendre en Syrie pour y mener le djihad armé, et d'avoir proposé au second, aux "problèmes psychologiques manifestes", de commettre des attentats en France.

Sécurité renforcée à la RATP et la SNCF

Alors que la France est toujours sous état d'urgence, des agents de la RATP et de la SNCF pourront travailler armés et en tenue civile à compter de samedi en vertu d'un décret paru vendredi au Journal officiel.

A la RATP, les salariés en question seront opérationnels dans les semaines à venir, a appris vendredi l'AFP. Ils doivent au préalable être recrutés parmi les agents les plus expérimentés du Groupe de protection et de sécurisation des réseaux, puis formés à ce mode spécifique d'intervention.

A la SNCF, on indique qu'"il y aura un jour des missions de cette nature-là mais sans doute d'ici la fin de l'année. Il faut un agrément, que nous n'avons pas à l'heure actuelle, et également former les agents, ce qui est entamé mais n'a pas encore abouti."

Le décret précise que les agents de sécurité seront aussi autorisés à procéder à des "palpations de sécurité" dans le cas de "circonstances particulières liées à l'existence de menaces graves pour l'ordre public, notamment à l'entrée des gares ou des trains".

Depuis avril déjà, ces personnels sont autorisés à réaliser des "inspections visuelles" et à fouiller les bagages des voyageurs. Les agents de sécurité de la RATP procèdent à environ 25 contrôles de ce type par jour.

sda-ats

 Toute l'actu en bref