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Les élections des présidents des communes valaisannes dimanche ont confirmé les quelques bouleversements déjà pressentis après les élections des exécutifs communaux le 16 octobre.

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

Les élections des présidents des communes valaisannes dimanche ont provoqué quelques secousses dans certaines communes. Elles ont surtout confirmé les tendances observées lors de l'élection des exécutifs municipaux le 16 octobre.

Le conseiller national UDC Franz Ruppen est élu à Naters. C'est la première fois que la formation agrarienne remporte la présidence d'une ville valaisanne.

Le candidat s'est dit très heureux de ce résultat dimanche sur les ondes de Radio Rotu Oberwallis. Il ne s'attendait pas à une telle avance sur son adversaire du jour, le PDC Philipp Matthias Bregy.

Franz Ruppen a obtenu 2789 voix contre 1903 à son contradicteur. Mais le candidat UDC avait été le mieux élu de tous les candidats à l'exécutif communal le 16 octobre et son parti avait gagné un siège aux dépens du PDC, devenant la plus forte formation politique de la commune.

Clap de fin à Savièse

Bouleversement à Savièse aussi où le parti de l'Entente doit céder la présidence après huit décennies de règne sur la commune. Le résultat n'est pas une totale surprise. L'Entente avait perdu un siège le 16 octobre et le président sortant Michel Dubuis avait été le moins bien élu de sa propre liste.

La campagne a été tendue, culminant avec des déprédations dans la nuit de samedi à dimanche. Des inconnus ont tagué des affiches électorales avec des croix gammées, inscrit des mots d'insulte sur un mur et déféqué devant la maison de commune. La municipalité va poursuivre les auteurs.

L'ambiance était aussi électrique à Grimisuat. Malmenée par une dissidence de son propre parti qui critiquait sa gestion de la commune, la présidente et conseillère nationale Géraldine Marchand-Balet (VS) a été réélue de peu avec 791 voix contre 735 à son adversaire. Dans une interview diffusée sur le site du Nouvelliste, elle s'est dite "soulagée" au terme d'une "campagne pénible" émaillée "d'attaques violentes".

Femmes aux commandes

Dans le fief radical de Martigny, Anne-Laure Couchepin Vouilloz siègera dans le fauteuil présidentiel déjà occupé par son père, l'ancien conseiller fédéral Pascal Couchepin, entre 1984 et 1998. Elle sera la première femme à présider une ville du Valais romand.

Déjà élue en tête le 16 octobre à l'exécutif de la commune, la nouvelle présidente a largement distancé son adversaire du PDC. Elle a engrangé 3259 voix contre 2409 à son opposant. Elle a avoué après le scrutin ne pas avoir osé croire à un aussi bon résultat.

Les femmes ont connu d'autres satisfactions. Zermatt sera présidée pour la première fois par une femme en la personne de Romy Biner-Hauser (PDC). L'électorat de Martigny-Combe a aussi voté pour une femme. La nouvelle présidente sera Florence Carron Darbellay (PDC), épouse de l'ancien conseiller national et président du PDC suisse Christophe Darbellay.

Second tour à Sierre

Le ballottage général était à prévoir à Sierre où la présidence était convoitée par trois candidats de chacun des trois partis présents à l'exécutif. La première manche a tourné en faveur de Marc-André Berclaz (PLR) qui, avec 2191 voix, dépasse Pierre Berthod (PDC), obtenant lui 1965 suffrages.

Crédité de 1174 voix, le candidat socialiste Olivier Salamin a décidé de jeter l'éponge pour le deuxième tour. La gauche arbitrera donc la course à la succession du président sortant François Genoud (PLR) lors du second tour le 27 novembre.

Dans la plupart des 126 communes valaisannes, les élections aux présidences et vice-présidences s'est faite de manière tacite. Ce fut notamment le cas à Monthey, Brigue, Viège, Loèche, où le conseiller national Roberto Schmidt (PDC) a été reconduit dans ses fonctions, ou encore à Collombey-Muraz où le conseiller national Yanick Buttet (PDC) conserve la présidence.

sda-ats

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