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La privatisation partielle de Rosneft va permettre au gouvernement russe de réduire son déficit budgétaire tout en gardant un peu plus de 50% du groupe pétrolier (archives).

KEYSTONE/EPA FILE/YURI KOCHETKOV

(sda-ats)

Le géant russe du pétrole Rosneft bondissait jeudi en Bourse. Les investisseurs ont salué la vente par l'Etat russe de 19,5% de son capital à un consortium réunissant le fonds souverain du Qatar et le géant zougois du négoce de matières premières Glencore.

Vers 08h30, peu après l'ouverture de la Bourse de Moscou, l'action gagnait 5,43% à 375,60 roubles. Cette hausse portait la valeur boursière de l'entreprise à environ 62,3 milliards de francs au taux actuel, confirmant son statut acquis récemment de première capitalisation boursière en Russie.

Cette privatisation annoncée mercredi soir par le Kremlin va permettre au gouvernement russe de réduire son déficit budgétaire tout en gardant un peu plus de 50% du groupe. Elle était attendue mais l'identité des acheteurs a constitué une surprise tant l'opération était difficile, par sa valeur, le caractère stratégique de l'entreprise et le fait qu'elle soit visée par des sanctions américaines à cause de la crise ukrainienne.

Transaction cohérente

"La transaction est cohérente avec le prix du marché, basée sur le cours des actions Rosneft", a souligné son patron Igor Setchine, reçu par Vladimir Poutine. "Le prix obtenu à l'issue des négociations constitue, de notre point de vue, le maximum possible avec une remise minimale, de 5% sur le cours du 6 décembre", a-t-il ajouté.

Les modalités techniques de la transaction restent floues. Selon Igor Setchine, Glencore et le Qatar seront présents à égalité dans le consortium, mais Rosneft a indiqué que l'opération serait financée en partie par ses propres fonds et un crédit accordé par "une grosse banque européenne".

Par ailleurs, le négociant établi en Suisse a précisé qu'il ne serait exposé directement qu'à 0,54% du capital du groupe et que la transaction comportait un accord sur cinq ans lui attribuant 220'000 barils de pétrole par jour.

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ATS