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David Rudisha a plus d'un tour dans son sac. Avec une tactique toute différente, le Kényan a conservé à Rio son titre olympique du 800 m acquis quatre ans plus tôt à Londres,

Il a pris les commandes après 500 m de course pour s'imposer dans l'excellent temps de 1'42''15, devant l'Algérien Taoufik Makhloufi (1'42''61).

A Londres, le champion masaï avait mené un train d'enfer dès le début pour signer un record du monde, en 1'40''91. Cette fois, c'est son compatriote Alfred Kipketer, 19 ans, qui a tiré les marrons du feu en parcourant les 200 premiers mètres en 23''. Un tempo d'enfer, qui a usé les moins résistants. Rudisha, lui, n'allait pas exploser.

De retour au sommet après une saison jusque-là en demi-teinte, celui qui avait été dominé lors des sélections internes (trials) kényanes a su encore répondre présent le jour J. Comme à Londres en 2012 et comme aux Mondiaux 2015 à Pékin, où il avait adopté autre tactique encore différente de celles de Londres et de Rio, en surgissant dans la dernière ligne droite. Bref, Rudisha maîtrise tous les scénarios. Et le voir courir reste un régal. Le prince à la voix douce allie puissance et légèreté sur la piste comme bien peu de ses pairs.

Derrière Makhloufi, l'Américain Clayton Murphy a conquis le bronze en 1'42''93.

sda-ats

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