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Les enquêteurs recherchent quatre ressortissants nord-coréens âgés de 33 à 57 ans qui ont tous fui la Malaisie le jour de l'assassinat. Un autre a été arrêté samedi, selon la police malaisienne.

KEYSTONE/AP/DANIEL CHAN

(sda-ats)

La Corée du Nord et la Malaisie se sont ouvertement opposées lundi autour des investigations sur l'assassinat du demi-frère en exil du dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un. L'ambassadeur de Pyongyang a récusé l'enquête après avoir été réprimandé par Kuala Lumpur.

Cinq ressortissants nord-coréens sont soupçonnés d'être impliqués dans l'assassinat de Kim Jong-Nam le 13 février à l'aéroport international de Kuala Lumpur. Cette affaire digne d'un roman d'espionnage a provoqué la colère de Pyongyang qui a accusé la Malaisie de s'associer aux "forces hostiles" pour faire du tort à sa réputation.

En conséquence, la Malaisie a rappelé son ambassadeur à Pyongyang pour consultations et convoqué celui de la Corée du Nord à Kuala Lumpur, Kang Chol, pour lui signifier que ses accusations étaient "sans fondement". Mais M. Kang les a réitérées lors d'une conférence de presse lundi.

Et il a ajouté qu'il ne pouvait pas faire confiance aux enquêteurs malaisiens, proposant d'envoyer une délégation nord-coréenne. "Sept jours se sont écoulés depuis (les faits), mais il n'y a aucune preuve indubitable sur la cause de la mort, et pour le moment, nous ne pouvons pas faire confiance aux investigations de la police malaisienne", a déclaré l'ambassadeur à des journalistes.

Remise du corps refusée

De son côté, le ministère malaisien des Affaires étrangères a précisé après la rencontre avec l'ambassadeur avoir "insisté sur le fait que le décès avait eu lieu sur le sol malaisien dans des circonstances mystérieuses et qu'il était donc de la responsabilité de l'Etat malaisien de mener une enquête pour identifier la cause de la mort" de Kim Jong-Nam.

La crise a commencé quand la police malaisienne a rejeté les demandes de diplomates nord-coréens de remettre à Pyongyang le corps de Kim Jong-Nam, qui a apparemment été empoisonné. L'ambassadeur nord-coréen a estimé que la Malaisie tentait de différer la remise du corps à des "fins politiques".

Plusieurs arrestations

Fils aîné de l'ancien dirigeant nord-coréen Kim Jong-Il, Kim Jong-Nam, 45 ans, a été attaqué le 13 février par deux femmes qui lui auraient jeté un liquide au visage à l'aéroport international de Kuala Lumpur, où il devait embarquer pour Macao. Il a succombé pendant son transfert à l'hôpital.

Les enquêteurs recherchent quatre ressortissants nord-coréens âgés de 33 à 57 ans qui ont tous fui la Malaisie le jour de l'assassinat. Un autre a été arrêté samedi, selon la police malaisienne.

Par ailleurs, une femme détentrice d'un passeport vietnamien, une autre d'un passeport indonésien, ainsi que le petit ami de cette dernière, un Malaisien, ont également été interpellés dans le cadre de cet assassinat.

ATS