Banque Mirabaud: "Les avoirs de Cristiano Ronaldo sont déclarés"


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Selon la banque, les autorités fiscales espagnoles étaient parfaitement au courant que Cristiano Ronaldo avait des avoirs chez Mirabaud (archives).

KEYSTONE/EPA/FACUNDO ARRIZABALAGA

(sda-ats)

Mentionnée dans les Football Leaks de décembre dernier, la banque Mirabaud dément les accusations de fraude. "Les avoirs de Cristiano Ronaldo sont déclarés", a affirmé Antonio Palma, directeur général, dans une interview au Temps parue dimanche en ligne.

Le 2 décembre, des médias européens révélaient les montages financiers utilisés par de grands noms du football mondial, dont le Portugais Cristiano Ronaldo. La banque genevoise Mirabaud, mise en cause, n'a pas pu se défendre à ce moment-là, en raison du secret bancaire.

Après la publication des articles, Cristiano Ronaldo a affirmé lui-même que cet argent était déclaré, en fournissant des documents officiels, comme sa déclaration d'impôt espagnole. "Le secret bancaire nous interdisait d'en parler", précise Antonio Palma.

L'établissement a été libéré du secret bancaire dans les jours qui ont suivi ces révélations mais uniquement oralement. "Nous avons attendu d'avoir une confirmation écrite" pour accepter d'en parler, ajoute le directeur général.

L'origine de la somme d'argent que le célèbre footballeur souhaitait placer fin 2014 dans la banque a été contrôlée. "Nous avons interrogé les conseillers du client et consulté des fiscalistes espagnols. Ils nous ont confirmé que la "Lex Beckham" permettait à certains individus de bénéficier d'un régime fiscal particulier, comme c'est le cas en Suisse avec les forfaits fiscaux", note Antonio Palma.

"Les autorités fiscales espagnoles étaient parfaitement au courant que le client avait des avoirs chez Mirabaud", ajoute le directeur général. Ce dernier reconnaît que les sportifs font partie du type de clientèle de la banque car elle exige "d'être choyée et de manière discrète".

Peu de clients perdus

L'entrée en vigueur de l'échange automatique de renseignements fiscaux en janvier avec les pays de l'Union européenne "n'a pas fondamentalement modifié le niveau des contrôles que nous effectuons depuis plusieurs années et qui sont déjà extrêmement stricts", a expliqué le directeur général.

Dans une autre interview parue dans la NZZ am Sonntag, Yves Mirabaud, associé senior de la banque éponyme, estime que l'établissement a perdu "relativement peu de clients" depuis le 1er janvier. Une petite minorité de clients aux avoirs non déclarés n'ont pas voulu dévoiler leur revenu et leur fortune et ont choisi de transférer leur argent.

ATS

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