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L'exécutif européen a adressé à Google deux "communications des griefs", l'équivalent d'un acte d'accusation dans le jargon bruxellois, pour pratiques anticoncurrentielles (archives).

KEYSTONE/AP/JEFF CHIU

(sda-ats)

La Commission européenne a lancé jeudi une nouvelle offensive contre le géant américain Google. Elle l'accuse encore une fois d'abus de position dominante.

L'exécutif européen a adressé à Google deux "communications des griefs", l'équivalent d'un acte d'accusation dans le jargon bruxellois, pour pratiques anticoncurrentielles. L'une concerne ses pratiques publicitaires, l'autre son service de comparaison de prix.

Dans le premier cas, la commission "a informé Google, dans une communication des griefs, de son avis préliminaire selon lequel l'entreprise a abusé de sa position dominante en limitant artificiellement la possibilité, pour les sites web tiers, d'afficher les publicités contextuelles émanant de concurrents de Google".

Dans le second cas, elle "a renforcé, dans une nouvelle communication des griefs, sa conclusion préliminaire selon laquelle Google a abusé de sa position dominante en favorisant systématiquement son service de comparaison de prix dans ses pages de résultats". Il s'agit d'une accusation supplémentaire à celle déjà présentée en avril 2015 sur le même sujet.

Trois enquêtes en cours

Avec les annonces de jeudi, la société est désormais visée par l'Union européenne (UE) par trois enquêtes parallèles pour abus de position dominante. En effet, le 20 avril dernier, l'exécutif européen avait adressé à la firme une "communication des griefs" concernant le système d'exploitation et les applications Android.

Bruxelles y accuse notamment Google d'obliger les fabricants de téléphones portables qui utilisent son logiciel de préinstaller ou de privilégier certains de ses services sur leurs appareils. L'envoi d'une communication des griefs ne préjuge en rien de l'issue de l'enquête.

sda-ats

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