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Fabian Cancellara s'attaque dimanche à son Paris-Roubaix le plus émotionnel. Et pour cause, il s'agit de la 12e et dernière participation du Bernois, qui prendra sa retraite en fin d'année.

"Tout le défi sera de bien dormir samedi soir, de ne pas me laisser accabler par une nervosité supplémentaire", a reconnu le vétéran de 35 ans. "J'ai déjà vécu ça la semaine dernière au Tour des Flandres et je sais ce qui m'attend. Cela sera difficile de ne pas être nostalgique, mais je dois garder l'esprit le plus libre possible. C'est la seule façon de gagner une dernière fois à Roubaix", a-t-il expliqué depuis son hôtel à Bruges, où est basée son équipe Trek.

Si "Spartacus" se montre autant émotif, c'est qu'il a vécu une longue et riche histoire avec la "reine des classiques", bouclée à six reprises sur le podium, dont trois fois sur la plus haute marche (2006, 2010, 2013). "C'est vraiment la course la plus spéciale de l'année, celle où il faut le plus de force mentale. Plus que nulle part ailleurs, il faut savoir se faire mal", a-t-il dit à propos de l'Enfer du Nord et de ses 52 km de secteurs pavés.

Cela, Cancellara l'a appris dès sa première participation en 2003. "Je n'avais pas la bonne mentalité à l'époque. J'avais subi les pavés et j'avais abandonné trop tôt. Cela m'avait appris qu'il ne faut jamais baisser les bras. Et dès l'année suivante, j'avais joué la gagne à Roubaix (réd: 4e place)", s'est rappelé celui qui est désormais en mesure d'égaler le record de quatre victoires, détenu par les Belges Tom Boonen et Roger De Vlaeminck. "Je me sens inspiré par ce record. C'est ma dernière chance et j'ai vraiment envie de la saisir. Cela serait tellement beau de quitter Roubaix sur une victoire", a-t-il relevé.

Zlatan qui ?

Pour y parvenir, le coureur d'Ittigen devra notamment battre l'autre grand favori, Peter Sagan. Un Slovaque qui l'avait devancé dimanche dernier au Tour des Flandres, et qui s'est distingué vendredi avec son habituel sens de la répartie. A un journaliste qui lui demandait s'il était l'équivalent pour le cyclisme de Zlatan Ibrahimovic, il a rétorqué par une facétie dont il a le secret: "C'est qui Ibrahimovic ?"

Pour le reste, Sagan s'est montré toujours aussi détaché, à l'opposé d'un Cancellara désireux de marquer une dernière fois l'histoire de l'Enfer du Nord. "Je n'ai pas d'attente particulière pour dimanche. Je veux juste terminer la course, ne pas chuter et passer une bonne journée. Et si ma destinée est de gagner, je gagnerai", a estimé le Slovaque qui, il est vrai, ne dispose pas encore d'un grand vécu sur Paris-Roubaix (4 participations, 0 podium).

sda-ats

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