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François Fillon a accusé dimanche Bernard Cazeneuve et le gouvernement de ne pas assurer "les conditions d'un exercice serein de la démocratie" (archives).

KEYSTONE/AP/CHRISTOPHE ENA

(sda-ats)

François Fillon a accusé dimanche Bernard Cazeneuve et le gouvernement de ne pas assurer "les conditions d'un exercice serein de la démocratie". Selon le candidat à la présidentielle, le Premier ministre laisse se développer "des manifestations violentes".

Les déclarations du candidat de la droite ont été aussitôt dénoncées par le candidat socialiste Benoît Hamon qui a accusé son adversaire d'user de la "surenchère" pour faire oublier les soupçons d'emplois fictifs dont auraient bénéficié son épouse et ses enfants et qui minent sa campagne depuis plusieurs semaines.

"A deux mois de l’élection présidentielle, nous vivons dans une situation de quasi guerre civile qui vient perturber le cours normal de cette campagne", écrit le candidat des Républicains à l'élection présidentielle dans un communiqué.

"Je rappelle que nous sommes en état d’urgence et pourtant, le gouvernement laisse faire", ajoute-t-il. "Il faut aussi que le gouvernement assure les conditions du bon déroulement des élections. Et qu’il fasse respecter l’Etat de droit."

Déplacements perturbés

L'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy cite notamment les incidents qui ont éclaté samedi à Nantes entre forces de l'ordre et des manifestants venus protester contre la tenue d'un meeting de la candidate du Front national Marine Le Pen.

Il évoque également, sans le nommer, le meeting du candidat du mouvement "En marche!" Emmanuel Macron qui a été perturbé samedi dernier à Toulon par une centaine de manifestants, irrités par les propos de l'ex-ministre sur la colonisation.

"Tous les jours, une poignée de manifestants d'extrême gauche viennent perturber mes déplacements", ajoute François Fillon, qui "accuse solennellement le Premier ministre et le gouvernement de ne pas assurer les conditions d’un exercice serein de la démocratie."

Quasi guerre civile

"Ils portent une très lourde responsabilité en laissant se développer dans le pays un climat de quasi guerre civile qui ne peut que profiter aux extrêmes", poursuit-il.

"La situation est grave. Quels que soient les candidats, ils doivent avoir le droit de s’exprimer et le gouvernement doit prendre des mesures pour que les casseurs et les ennemis de la démocratie cessent de perturber cette campagne présidentielle", conclut François Fillon.

Invité au Journal de 20h de TF1 dimanche soir, Benoît Hamon a fustigé les propos tenus par son adversaire.

"Si François Fillon arrêtait de faire de la surenchère sur les mots pour essayer de faire oublier quoi? Qu'aujourd'hui il devra répondre devant la justice d'une situation qui l'a peut-être amené à payer très très cher son épouse pour un emploi qu'elle n'a peut-être pas fait", a dit l'ancien ministre de l'Education.

"Je ne sais pas ce qu'il en sera mais ce que je regrette c'est que pour qu'on n'ait plus à parler de ça (...) on en arrive à inventer des situations de guerre civile", a-t-il ajouté.

ATS