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Nicolas Maduro a décrété l'état d'exception au Venezuela (archives).

KEYSTONE/EPA EFE/MIRAFLORESS PRESS

(sda-ats)

Les gouvernements chilien, argentin et uruguayen ont appelé vendredi à un "dialogue politique urgent" au Venezuela, selon une déclaration conjointe des ministres des Affaires étrangères de ces trois pays. Le Venezuela est plongé dans une grave crise politique,

"Face à la polarisation importante que vit la république bolivarienne du Venezuela, les ministres des Affaires étrangères signataires, au nom de leurs gouvernements respectifs, appellent à un dialogue politique urgent et à une véritable entente entre les acteurs politiques de cette nation soeur", indique le texte.

L'agitation dans ce pays pétrolier à l'économie ravagée (inflation de 700% prévu par le FMI pour 2016), soulève des inquiétudes à travers le monde.

D'anciens chefs d'Etat ou de gouvernement, comme l'Espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, sont présents ces-jours ci à Caracas pour tenter de renouer les fils du dialogue entre le gouvernement et l'opposition.

Etat d'exception

La fièvre est brusquement montée ces derniers jours dans un Venezuela en pleine crise économique, politique et sociale où le président Nicolas Maduro a décrété l'état d'exception qui lui accorde des pouvoirs accrus en matière de sécurité, de distribution alimentaire et énergétique.

L'état d'exception est "constitutionnel", a annoncé jeudi le tribunal suprême de justice. Le Parlement, dominé par l'opposition, rejette cette mesure et appelle la population à descendre dans la rue.

Selon la cour, l'état d'exception se justifie par la nécessité de "protéger le peuple vénézuélien et les institutions, qui ont été l'objet de menaces internes et externes, d'actions visant à déstabiliser l'économie et l'ordre social du pays".

Le Parlement vénézuélien, où l'opposition est majoritaire, a rejeté mardi l'état d'exception. Il estime qu'il "approfondit la grave altération de l'ordre constitutionnel et démocratique que subit le Venezuela".

Un demi-million de soldats déployés

Les juges du TSF estiment dans leur décision que les députés ont, par ce vote à main levée, agi de manière "inconstitutionnelle et invalide".

Dans le cadre de cet état d'exception, 519'000 militaires et miliciens doivent effectuer des manoeuvres vendredi et samedi, le président ayant brandi la menace d'une "intervention extérieure".

Le gouvernement "veut procéder à de grands déploiements militaires pour que les gens aient peur (...) Le faire avec le prétexte d'une menace extérieure est une bonne façon de montrer ses muscles", a expliqué l'analyste Benigno Alarcon.

"Cet exercice n'est pas fait pour provoquer une inquiétude quelconque dans le pays", a répondu le ministre de la défense Vladimir Padrino Lopez, qui a répété que le "Venezuela était menacé en ce moment".

sda-ats

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