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Malgré ses succès, Bernie Sanders n'a plus aucune chance de battre Hillary Clinton (archives).

KEYSTONE/AP Statesman Journal/DANIELLE PETERSON

(sda-ats)

L'ex-secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a remporté mardi d'une courte tête la primaire démocrate du Kentucky en vue de la présidentielle du 8 novembre. Mais son rival Bernie Sanders s'est adjugé celle de l'Oregon, rapportent les chaînes de télévision.

Sur la base de 99% des bulletins de vote dépouillés, l'ex-sénatrice de New York obtient 46,8%, tandis que Bernie Sanders, tenant de l'aile gauche du parti démocrate, en reçoit 46,3%. Cinquante-cinq délégués étaient en jeu dans le Kentucky.

Dans l'Oregon, où 61 délégués étaient en jeu, l'écart est plus net entre les deux rivaux. Bernie Sanders est donné vainqueur avec 53% des suffrages, contre 47% pour Hillary Clinton, sur la base de résultats portant sur 66% des bulletins dépouillés, rapporte CNN.

Comme l'ensemble de ces délégués est adjugé à la proportionnelle dans les deux Etats, les résultats n'infléchiront guère la tendance observée jusque-là. Selon un décompte provisoire avant les primaires du Kentucky et de l'Oregon, Mme Clinton disposait de 1716 délégués et de 524 super-délégués, soit un total de 2240 voix sur les 2382 requises pour être assurée de la nomination lors de la convention nationale du parti démocrate, en juillet.

Démocrates divisés

Le scrutin serré du Kentucky illustre une nouvelle fois à quel point les démocrates sont divisés au fil de ce processus de primaires. L'Etat n'était pas considéré comme un terrain favorable à l'ex-secrétaire d'Etat, après la victoire de Bernie Sanders en Virginie-Occidentale et dans l'Indiana, deux régions voisines.

Le fait d'échapper dans le Kentucky à une défaite retentissante accorde un certain répit à Hillary Clinton. Même si elle n'a pas elle-même appelé son poursuivant à se retirer, elle a hâte de consacrer son temps et ses ressources à son rival probable de l'élection présidentielle de novembre, le républicain Donald Trump, au lieu de rester empêtrée dans des primaires qui n'en finissent pas.

Mais Bernie Sanders a envoyé un message de défiance à l'appareil démocrate. Il s'est même félicité de son résultat dans le Kentucky. "Nous resterons en course jusqu'au dernier bulletin de vote!" a-t-il lancé lors d'un grand meeting à Carson, en Californie, qui votera le 7 juin.

"Je crois que nous gagnerons ici, en Californie!" a-t-il déclaré, ovationné par des milliers de partisans, en s'engageant à se battre jusqu'à la convention d'investiture de Philadelphie, du 25 au 28 juillet.

Trump s'impose

La démocrate avait investi un temps considérable (cinq journées) dans le Kentucky, cet Etat des Appalaches qu'elle avait largement remporté aux primaires de 2008, et où son mari Bill Clinton a gagné aux présidentielles de 1992 et 1996. L'ancien président démocrate y est également revenu, dans le but de convaincre les cols bleus que son épouse serait la plus capable de défendre leurs intérêts économiques.

La candidate a, d'ailleurs, indiqué qu'elle confierait un rôle économique à Bill en cas de retour à la Maison-Blanche.

Dans le camp républicain, qui ne votait que dans l'Oregon, les électeurs ont plébiscité sans surprise Donald Trump, le seul candidat encore en course, bien que les noms de ses ex-rivaux soient restés sur les bulletins de vote.

Le magnat de l'immobilier milliardaire a également renforcé son soutien au sein du parti républicain, dont les responsables ont annoncé, dans un communiqué conjoint avec son équipe de campagne, un accord pour lever des fonds en commun, une méthode pratiquée habituellement par les candidats à la présidentielle. Les particuliers pourront contribuer un maximum de 449'400 dollars au fonds commun.

sda-ats

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