Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

L'hôpital militaire de Kaboul compte plus de 400 lits (archives).

KEYSTONE/AP/MASSOUD HOSSAINI

(sda-ats)

Les récits des rescapés confirment des complicités internes, notamment médicales, dans l'attaque de l'hôpital militaire pourtant hautement sécurisé mercredi dans la capitale afghane, Kaboul. Plusieurs témoignages infirment en outre l'implication de l'EI.

"Les assaillants chantaient: 'Allah Akhbar! Vive les talibans'", ont rapporté des médecins.

Dès le début de l'attaque, les autorités et les témoins ont signalé des assaillants en blouse blanche. Dimanche soir le ministère de la défense a reconnu que l'opération, minutieusement préparée, "avait forcément nécessité des complicités internes".

Un responsable de l'hôpital pointe "deux internes en médecine venus de Jalalabad", bastion d'insurgés dans l'est. "Les deux internes, âgés de 25 ou 26 ans, étaient arrivés il y a quatre mois à l'hôpital, recommandés par la faculté de médecine de Jalalabad. On les connaissait tous" a-t-il rapporté. "L'un a déclenché sa charge explosive au deuxième étage, l'autre a été abattu par les forces spéciales".

Tués au couteau, à la grenade et au fusil

Le bilan officiel de l'attaque restait dimanche de 31 morts et 44 blessés. Mais les survivants interrogés par l'AFP et des sources au sein des services de sécurité évoquent "plus de cent" tués au couteau, à la grenade et au fusil d'assaut.

"Les patients immobilisés sur leur lit ont été tués au poignard ou à la baïonnette. Ceux qui pouvaient bouger, exécutés d'une balle dans la tête ou entre les yeux", raconte un médecin. "Quand il y avait trop de patients dans une pièce, ils jetaient une grenade".

Les assaillants, plus que les cinq officiellement annoncés, affirment les témoins, "savaient où aller et qui chercher", certifie un des soignants. "Une des ailes est réservée aux VIP. Ils s'y sont dirigés directement pour demander, par leur nom, le neveu d'un ancien ministre de la défense et un général de brigade, actuellement hospitalisés".

En revanche, le commando a soigneusement évité les deux salles dans lesquelles sont soignés des combattants talibans au premier étage: "Ils ont tué les médecins sans toucher aux patients. Alors qu'ils ont attaqué pratiquement toutes les salles jusqu'au 7e étage".

ATS