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Les dirigeants suisses veulent plus de transparence dans les marchés financiers. Dans le cadre d'une étude d'EY, neuf sur dix approuvent que plus de lumière soit mise pour savoir qui se cache derrière une entreprise.

Avec la collaboration mondiale dans la lutte contre la corruption, les exigences faites aux entreprises et à leurs dirigeants, augmentent, observe le cabinet d'audit et de conseils EY dans une étude publiée mardi. La hausse de la cybercriminalité et la thématique des pays off-shore mettent la pression sur les gouvernements et les entreprises pour lutter contre l'escroquerie et la corruption.

En tête des priorités des managers suisses figure l'exigence d'une plus grande transparence. L'enquête, réalisée entre octobre 2015 et janvier 2016 auprès de 50 dirigeants en Suisse, montre que 92% d'entre eux souhaitent davantage de transparence par rapport aux véritables propriétaires d'une entreprise.

Une plus grande transparence n'est cependant qu'une partie de la solution du problème qui est très large. Selon le sondage d'EY, au niveau mondial, deux top managers sur cinq croient qu'il existe des pratiques de corruption et de trafic d'influence dans leur pays. En Suisse, seuls 8% des managers interrogés l'évoquent.

Donner l'alerte ou être loyal

Cependant, plus d'un tiers légitime un comportement non éthique pour atteindre des objectifs financiers. Trois dirigeants suisses sur cinq jugent toutefois favorablement les efforts des autorités de poursuivre les individus accusés d'activités criminelles. Cette procédure pénale va décourager à l'avenir l'escroquerie, le trafic d'influence ou la corruption.

Par rapport aux lanceurs d'alertes, la majorité des personnes interrogées saluent la création de hotlines pour signaler les abus. Toutefois, un dirigeant suisse sur dix voit sa loyauté par rapport à ses collègues comme un obstacle pour l'empêcher de signaler un cas. Et 12% évoquent la loyauté face à leur entreprise comme une entrave.

sda-ats

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