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La dette des réfugiés dans les pays limitrophes a augmenté (archives).

KEYSTONE/AP/ABU ADEL

(sda-ats)

Le nombre de réfugiés syriens qui vivent dans la pauvreté a augmenté récemment dans les pays limitrophes. L'accès aux besoins les plus importants reste crucial, dit le Haut Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) dans un rapport publié mardi à Genève.

La dette moyenne des ménages de réfugiés au Liban a augmenté dans les trois premiers mois de l'année. Au total, 70% d'entre eux vivent sous le seuil de pauvreté, contre 50% il y a deux ans. Ce taux atteint 90% en zone urbaine en Jordanie, où plus de deux tiers des ménages sont endettés. La pauvreté touche aussi plus de 60'000 Syriens en Egypte.

Le HCR et plus de 200 partenaires appellent à davantage de fonds, alors que seuls 30% de l'enveloppe demandée avaient été financés fin mai. Ils demandent notamment que les Etats honorent leurs promesses lancées à la conférence des donateurs en février.

Leur document du Plan régional de la réponse à la crise apportée se prononce sur les avancées dans l'aide en Turquie, en Jordanie, en Irak, au Liban et en Egypte. Les gouvernements de ces pays et communautés d'accueil continuent de supporter une charge politique, économique, sociale et sécuritaire importante.

Entre début janvier et fin mai, les organisations partenaires ont aidé financièrement plus de 102'000 ménages. Et elles ont notamment apporté de la nourriture à plus de deux millions de personnes, plus d'un million de consultations de santé, un abri à plus de 25'000 ménages. Un peu moins de 6000 personnes ont pu s'appuyer sur un soutien pour trouver un emploi.

La priorité est d'investir dans les infrastructures nationales dans les pays d'accueil. Près de 200 écoles ou centres de santé ont été soutenus. La Jordanie a autorisé des Syriens à travailler et un nouveau dispositif doit leur permettre un tel accès en Turquie.

sda-ats

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