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Après les Etats-Unis, la France redoute d'être la cible de cyber-attaques dans les prochains mois (archives)

KEYSTONE/NICK SOLAND

(sda-ats)

François Hollande s'est inquiété mercredi du risque de cyber-attaques en France à l'occasion de l'élection présidentielle. Paris prendra des mesures de rétorsion contre tout Etat qui interférerait dans son processus électoral.

Le président français a demandé que lui "soient présentées les mesures spécifiques de vigilance et de protection, y compris dans le domaine cyber, prises" pour la campagne électorale à venir. Cet état des lieux devra lui être communiqué pour le prochain Conseil de défense et de sécurité nationale le 24 février, soit à deux mois du premier tour du scrutin (23 avril). Le 2e tour est prévu le 7 mai.

Le ministre français des affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a de son côté déjà menacé de représailles les acteurs d'une potentielle cyberdéstabilisation étrangère en France à l'occasion du vote.

Interrogé mercredi à l'Assemblée nationale sur les tentatives de déstabilisation imputées par Washington à la Russie lors de l'élection américaine de novembre, le chef de la diplomatie française a répondu: "nous n'accepterons pas quelque ingérence que ce soit dans notre processus électoral, pas plus de la Russie d'ailleurs que de tout autre Etat, il en va de notre démocratie, il en va de notre souveraineté et de notre indépendance nationale".

Il faut "faire clairement connaître les limites à ceux qui seraient tentés de porter atteinte à ce principe de la non-ingérence et le faire clairement et y compris en prenant des mesures de rétorsion lorsque cela est nécessaire car aucun Etat étranger ne peut influencer le choix des Français, aucun Etat étranger ne peut choisir le futur président de la République", a ajouté M. Ayrault.

Moscou dément

Lundi, un proche du candidat centriste à l'élection présidentielle Emmanuel Macron avait déjà appelé les "plus hautes autorités de l'Etat" français à "garantir qu'il n'y aura pas d'ingérence d'une puissance étrangère dans (la) vie démocratique" française.

Pointant du doigt la Russie, Richard Ferrand, secrétaire général du mouvement "En marche", a dénoncé des "fausses nouvelles" et "rumeurs" et fait état de "centaines, voire de milliers d'attaques" sur le système informatique, base de données et site du mouvement.

En octobre dernier, l'Agence française de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) avait réuni les représentants des principaux partis politiques français pour les alerter sur le risque numérique.

Du côté du Kremlin, ces accusations d'ingérence sont jugées "absurdes". "Nous n'avons pas et nous n'avons jamais eu l'intention de gêner les affaires intérieures d'un pays, encore moins son processus électoral", a assuré récemment la présidence russe.

ATS