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A cinq jours de son investiture, Donald Trump lance de nouvelles piques via deux grands médias européens.

Keystone/AP/EVAN VUCCI

(sda-ats)

Le président élu américain Donald Trump s'en prend à l'OTAN sur le terrorisme et à la chancelière allemande Angela Merkel sur les réfugiés. Dans une interview aux quotidiens allemand Bild et britannique The Times, il vante en revanche le Brexit.

Le future 45e président des Etats-Unis a qualifié l'OTAN d'organisation "obsolète". Il reproche à ses Etats membres de ne pas payer leur part de la défense commune et de se reposer sur les Etats-Unis, dans l'interview diffusée dimanche soir par les deux médias. L'entretien a été accordé à New York dans la Trump Tower.

"Nous devons protéger des pays mais beaucoup de ces pays ne paient pas ce qu'ils devraient", affirme le président américain, "ceci est très injuste à l'égard des Etats-Unis". "Il n'y a que cinq pays qui paient ce qu'ils doivent, cinq ce n'est pas beaucoup", a-t-il critiqué. Le président élu américain a aussi dit avoir qualifié l'OTAN d'obsolète "parce qu'elle ne s'est pas occupée du terrorisme".

Ces faiblesses mises à part, "l'OTAN reste à mes yeux très importante", a néanmoins souligné M. Trump, selon Bild. Les critiques du président élu risquent de renforcer les craintes des alliés des Etats-Unis sur la politique qui sera suivie désormais par Washington.

"L'UE, un instrument pour l'Allemagne"

Donald Trump s'en prend ensuite à Angela Merkel dans le même entretien. Selon lui, elle a commis "une erreur catastrophique" en ouvrant son pays aux migrants. Il juge que les conséquences de cette politique d'accueil s'étaient fait récemment "clairement sentir" dans le pays, dans une allusion à l'attentat au camion-bélier contre un marché de Noël à Berlin le 19 décembre , qui a fait 12 morts et a été revendiqué par l'organisation Etat islamique.

Le président élu américain estime que Berlin, plutôt que d'accueillir des réfugiés, aurait mieux fait de militer davantage pour obtenir la création de zones d'exclusion aérienne en Syrie pour protéger la population locale des bombardements. "Les pays du Golfe auraient dû payer pour ça, après tout ils ont plus d'argent que quiconque".

M. Trump a aussi accusé l'Allemagne de dominer l'Union européenne (UE). "Vous regardez l'Union européenne et cela revient à l'Allemagne, c'est en gros un instrument pour l'Allemagne. C'est la raison pour laquelle je pense que le Royaume-Uni a eu bien raison d'en sortir", a dit le président élu.

Malgré tout, Donald Trump a dit avoir "beaucoup de respect" pour Angela Merkel. Elle "est de loin l'un des chefs de gouvernement les plus importants".

Le Brexit, un succès à venir

Le président élu américain prédit par ailleurs que le Brexit sera "un succès". Il a annoncé qu'il voulait conclure "rapidement" un accord commercial avec le Royaume-Uni. "Nous allons travailler très dur pour (qu'un tel accord) soit conclu rapidement et dans les règles. Bon pour les deux parties", a souligné M. Trump.

Ces propos tranchent avec ceux de son prédécesseur Barack Obama, qui avait lui annoncé que le Royaume-Uni se retrouverait au bout de la file d'attente pour conclure des accords commerciaux avec les Etats-unis si jamais il quittait l'UE.

Donad Trump estime également que "d'autres pays vont quitter" l'UE en suivant l'exemple de Londres, en raison de la crise migratoire. Il entretient d'excellents rapports avec l'un des promoteurs de la sortie du Royaume uni de l'UE, Nigel Farage, ex-chef du parti anti-immigrés et europhobe Ukip, qui est venu le soutenir dans sa camapgne électorale.

Accord avec Moscou?

Enfin s'agissant de la Russie, M. Trump a évoqué la possibilité d'un accord sur la réduction des armements nucléaires avec Moscou en échange de la levée des sanctions qui frappent la Russie, toujours dans le même entretien.

"Il y a des sanctions contre la Russie. Voyons si nous pouvons faire de bons accords avec la Russie. Je pense que l'armement nucléaire doit être très sensiblement réduit, ça en fait partie", a-t-il dit.

ATS