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Le milliardaire Donald Trump a remporté mardi les cinq primaires républicaines organisées sur la côte est américaine. Hillary Clinton a gagné quatre scrutins démocrates et Bernie Sander un.

Donald Trump est arrivé premier dans le Maryland, la Pennsylvanie, le Delaware, Connecticut et Rhode Island, selon les estimations des médias américains. Ses marges de victoire sont formidables, dépassant 50% voire 60% des voix selon les Etats contre le sénateur du Texas Ted Cruz et le gouverneur de l'Ohio, John Kasich.

Hillary Clinton a quant à elle empoché les grands Etats du Maryland et de la Pennsylvanie, ainsi que le Connecticut et le Delaware. Le sénateur du Vermont Bernie Sanders l'a privée du petit Rhode Island.

Ces victoires permettront à Hillary Clinton et à Donald Trump d'augmenter leur avance dans la course aux délégués pour l'investiture de leur parti. A l'issue des scrutins de mardi, les trois quarts des délégués auront été attribués.

Echec de la contre-offensive

Au moins dans ces cinq Etats, la contre-offensive des forces républicaines opposées à Donald Trump a échoué de façon spectaculaire. "Je me considère comme le candidat naturel", a fanfaronné l'homme d'affaires à New York, dans le hall de la tour Trump. "Je gagne. En ce qui me concerne, c'est fini. Ces deux-là ne peuvent pas gagner".

La bataille se déplace maintenant dans des Etats a priori moins favorables au milliardaire, à commencer par l'Indiana dans une semaine.

Côté démocrate

Avec ses quatre victoires mardi, Hillary Clinton a quant à elle engrangé une avance quasi-insurmontable sur Bernie Sanders-. Ce dernier aurait besoin de gagner environ 85% des délégués restants pour la surpasser.

Sa victoire en Pennsylvanie, où se tiendra la convention de son parti en juillet, avait de ce point de vue des allures de symbole. "Nous reviendrons ici pour obtenir l'investiture", a lancé l'ex-secrétaire d'Etat à ses partisans rassemblés à Philadelphie après l'annonce de son succès.

Signe de sa confiance retrouvée, Hillary Clinton, qui avait multiplié ces dernières semaines les piques contre Bernie Sanders, a cette fois salué l'appel de son rival à assainir la politique américaine et promis de réunir le parti démocrate derrière elle.

Elle a concentré ses attaques contre Donald Trump et le parti républicain. Elle les a notamment accusés de vouloir "ramener l'Amérique en arrière" et généraliser les discriminations.

Pas de retrait prévu

Bernie Sanders a pour sa part laissé entendre qu'il n'avait pas l'intention dans l'immédiat de se retirer de la course à l'investiture, bien que ses chances soient aujourd'hui réduites à néant.

"La raison pour laquelle nous suscitons tant d'enthousiasme est que nous faisons quelque chose de très inhabituel dans la politique contemporaine: nous disons la vérité", a-t-il déclaré à Huntington, en Virginie occidentale, où il poursuit sa campagne.

sda-ats

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