Donald Trump quitte New York et arrive à Washington


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Au Musée Madame Tussauds d'Orlando en Floride, on se prépare aussi pour la journée d'inauguration. La statue sosie de Donald Trump est fin prête.

Keystone/AP/JOHN RAOUX

(sda-ats)

Donald Trump a passé jeudi sa dernière journée de simple citoyen avant sa prestation de serment à Washington. Le président élu est arrivé dans l'après-midi dans la capitale, pour quatre années, décidé à secouer les moeurs de DC et ses cercles politico-médiatiques.

Le milliardaire républicain aux 20 millions d'abonnés sur Twitter a quitté la Trump Tower de New York pour Washington, où il devait dormir dans la résidence officielle de blair House avant d'emménager vendredi à la Maison Blanche. "Je n'ai aucun doute qu'ensemble, nous rendrons sa grandeur à l'Amérique!" a-t-il lancé sur Twitter, écrivant son slogan en lettres capitales.

Le républicain devait déposer une gerbe à 15h30 (21h30 suisses) au cimetière militaire d'Arlington et s'exprimer ensuite de l'autre côté du fleuve Potomac au Lincoln Memorial, où des concerts étaient organisés, ainsi qu'un feu d'artifice en soirée.

Moins de stars en concert

Alors qu'en 2009 Beyoncé, Bruce Springsteen, Shakira, Stevie Wonder, U2 et de nombreux autres artistes avaient chanté pour Barack Obama, le casting est cette fois moins flamboyant. La star de country Toby Keith et l'acteur Jon Voight sont néanmoins au programme.

Mardi et mercredi, le 45e président des Etats-Unis a fait des aller-retours depuis New York pour des dîners de festivités dans la capitale, notamment en l'honneur de son vice-président, Mike Pence, 57 ans. "On n'a rien vu de tel depuis Andrew Jackson", a-t-il dit du mouvement l'ayant porté au pouvoir en novembre, se comparant au président populiste élu en 1828, selon le New York Times.

Inauguration sous la pluie

Sa prestation de serment, en plein air au Capitole vendredi à midi (18h00), date et heure fixées par la Constitution, sera retransmise sur les écrans de toute la planète. Des averses sont attendues.

Des centaines de milliers de citoyens, partisans et manifestants contestataires, ont commencé à converger dans la capitale pour ce rituel démocratique. De nombreux dignitaires de la République y participeront, notamment son adversaire malheureuse, Hillary Clinton, et trois anciens présidents.

Mercredi soir, une joyeuse bande de manifestants pro-LGBT ont dansé devant la maison temporaire de Mike Pence à Washington. L'ex-gouverneur de l'Indiana est en effet la bête noire des associations pour ses positions ultra-conservatrices.

Vite en action

Donald Trump, 70 ans, sans expérience politique ni militaire, a d'une certaine façon été élu pour ses mauvaises manières: ses électeurs issus des classes populaires l'envoient dans le marigot fédéral afin de tourner la page de l'ère Obama et de dynamiter le statu quo politique. Le magnat a fait le serment de s'exécuter, très vite.

Après avoir raccompagné Barack Obama, le républicain devrait signer quatre ou cinq décrets dès vendredi, puis une flopée d'autres plus importants à partir de lundi pour démanteler tout ce qui peut l'être sans attendre le Congrès: immigration, environnement, énergie, code du travail, etc.

Il lui reste encore à terminer le discours d'investiture qu'il prononcera vendredi. En décembre, dans son club privé de Mar-a-Lago en Floride, sa "Maison Blanche d'hiver", il avait confié vouloir s'inspirer de John F. Kennedy et de Ronald Reagan.

Ce sera ne sera pas un programme détaillé, plutôt un document philosophique, très personnel, sa vision de l'avenir du pays, du rôle du gouvernement et du rôle des citoyens, selon son porte-parole.

Retranché dans ses quartiers, Donald Trump a consulté quelques historiens, regardé les discours de prédécesseurs et ses conseillers les plus proches l'assistent. Mais "c'est un texte Trump, c'est lui qui l'écrit, qui l'édite, qui le corrige", a insisté son porte-parole, Sean Spicer. Durée prévue: une vingtaine de minutes, selon lui, soit comme Barack Obama en 2009.

ATS

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