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Les manifestants, femmes et hommes, tricotaient mercredi sur la place Fédérale des "pussyhats".

KEYSTONE/MARCEL BIERI

(sda-ats)

La place Fédérale à Berne a été envahie par des centaines de personnes vêtues de bonnets roses, ou "pussyhats", mercredi à l'occasion de la Journée internationale des femmes. En Suisse romande, des rassemblements contre la réforme vieillesse étaient organisées.

Par solidarité avec les autres mouvements internationaux de lutte féministe, les manifestants, femmes et hommes, ont émis un signal contre la discrimination, l'intolérance, la violence et le sexisme.

Les femmes doivent pouvoir jouir d'une sécurité sociale et économique, de salaires justes et décents ainsi que d'une meilleure conciliation entre famille et travail, ont-ils revendiqué.

Le mouvement des bonnets roses a commencé lors de l'investiture du président américain Donald Trump: portant ces "pussyhats", des milliers de femmes aux Etats-Unis et de par le monde protestaient contre le milliardaire, faisant allusion à son sexisme. Depuis, les couvre-chefs évoquant des oreilles de chat symbolisent la lutte globale contre la discrimination des femmes.

On tricote sous la Coupole

Munis d'aiguilles à tricoter et de laine rose, nombre des manifestants tricotaient des bonnets roses sur la Place fédérale. Des élues sous la Coupole ont également joué le jeu: un groupe de conseillères nationales s'est donné rendez-vous mercredi dans la salle des pas perdus du Palais fédéral, sous l'oeil intrigué de leurs homologues masculins.

A Neuchâtel, les curieux ont pu assister à des performances au centre-ville durant l'après-midi, organisées par la section cantonale d'Unia, la Marche mondiale des femmes et l'Association pour les droits des femmes. Des acteurs et actrices ont mis en scène la question du partage des tâches entre femmes et hommes, qui, comme celle de l'inégalité salariale n'est toujours pas réglée, disent les organisations dans un communiqué.

Les diverses actions ont vu le jour sous l'impulsion d'organisations féminines, de syndicats, de groupes de migrantes, de partis, d'organisations LGBT (lesbien, gay, bisexuel et transgenre). Selon un communiqué, près de 50 associations suisses se sont unies sous la devise "We can't keep quiet" (Nous ne pouvons pas nous taire).

Sur leur site en ligne, elles disent ne pas accepter le "trumpisme", ni les glissements actuels vers la droite en Europe. Selon elles, des politiques réactionnaires mettent en péril les droits et les revendications des femmes et renforcent les comportements et attitudes racistes, homophobes et anti-transgenres de même que l'inégalité sociale.

Contre la réforme vieillesse

En Suisse romande, les femmes syndicalistes appellaient à la mobilisation mercredi à 17h30 à Fribourg, Genève, La Chaux-de-Fonds (NE), Lausanne, Neuchâtel et Vevey (VD). Elles protestaient contre la réforme Prévoyance vieillesse 2020.

Elles demandent au comité et aux délégués de l'Union syndicale suisse (USS) de "refuser une réforme des retraites qui se fait sur le dos des femmes", expliquent-elles dans un communiqué. Une lettre en ce sens a été signée par plus de 300 syndicalistes.

"L'élévation de l'âge de la retraite des femmes est une économie inacceptable et un démantèlement injustifié d'un droit acquis", poursuit le communiqué. Pour les signataires, il s'agit d'un "affront de trop", que les femmes n'acceptent pas. Et d'énumérer l'égalité hommes-femmes qui stagne, le travail gratuit toujours pas reconnu, la banalisation du sexisme et la réalité quotidienne des violences à l'encontre des femmes.

Pour terminer la journée d'action sur une touche artistique, la pièce de théâtre "Guérillères ordinaires", de Magali Mougel, passe à La Chaux-de-Fonds, après un débat avec des candidates au Grand Conseil sur la place des femmes dans la sphère politique.

Les organisations lancent enfin un appel à participer à la marche des femmes ("Women's March") le 18 mars à Zurich.

ATS