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Malgré un rush dans le troisième tiers, l'équipe de Suisse n'a pas réussi l'exploit de battre les Tchèques. Les points perdus en début de tournoi face au Kazakhstan et à la Norvège ont fait très mal.

"On est déçu, on n'est pas là où l'on voulait être, admet Félicien Du Bois. Tout mettre sur les points perdus lors des premiers matches serait trop facile, je pense que l'analyse est un peu plus longue que ça, mais c'est clair qu'en débutant le tournoi comme ça on s'est mis en difficulté et on n'a pas su relever la tête."

Argentée à Stockholm en 2013, la Suisse n'a connu qu'un quart de finale depuis, l'an dernier à Ostrava. Une façon de dire que l'exceptionnel n'est pas la règle. "Cette médaille d'argent était peut-être un "cadeau empoisonné", enchaîne le Neuchâtelois. Il ne faut pas croire que chaque année on va pouvoir monter sur le podium. C'est juste d'avoir des objectifs, c'est juste d'avoir des ambitions, je ne vais pas me cacher. Mais ce n'est pas si facile que ça. Cette année, on n'a pas atteint notre objectif. C'est très frustrant parce que je pense que la Suisse a les moyens de faire partie du top 8 régulièrement et on n'a pas réussi. Ce sont les joueurs qui sont les premiers responsables. Cela ne sert à rien de trop parler. Ce sont les faits qui comptent. Et le fait, c'est que l'on ne s'est pas qualifié pour les quarts de finale. On doit l'assumer."

Incapable de tuer une rencontre

Exemplaire au centre d'une ligne avec Niederreiter et Moser, Morris Trachsler ne se cache pas: "Bien sûr que c'est un échec. L'objectif c'était les quarts, comme chaque année. Je ne pense pas que c'est aujourd'hui qu'on a loupé le coche, mais plutôt en début de tournoi pour n'avoir pas gagner assez de points. Ca fait mal. L'équipe a prouvé à chaque fois qu'elle possédait du caractère, mais sans être capable de tuer une rencontre en prenant deux ou trois buts d'avance. Et il y a ces trois prolongations perdues où on laisse filer des points précieux."

Concernant les succès de Stockholm, Trachsler ne les a jamais vus comme la nouvelle base de travail de l'équipe de Suisse, mais bien comme un exploit unique: "En tant que joueur, on est toujours arrivé à se remettre en question. Peut-être que la fédération ou les journalistes l'ont vu différemment. Stockholm c'était un exploit et c'était clair pour nous que l'on n'arriverait pas à le répéter chaque année. On avait des joueurs qui ont connu Stockholm et qui savaient ce qu'il fallait faire pour aller loin, mais il ne faut pas oublier que les équipes dites faibles comme le Kazakhstan, la Norvège ou le Danemark ont des joueurs de grande qualité. On a vu dans notre groupe, tout le monde peut battre tout le monde. Entre nous on était toujours assez réalistes."

Interrogé sur la performance du trio d'entraîneurs, le Zurichois n'a pas souhaité trop en dire: "C'est un groupe d'entraîneur enthousiaste qui est fier de ce qu'il fait avec nous et je ne pense pas qu'il y a un problème à ce niveau."

sda-ats

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