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Manuel Valls a été devancé de cinq points dimanche au premier tour de la primaire socialiste par l'outsider Benoît Hamon (archives).

KEYSTONE/EPA/ETIENNE LAURENT

(sda-ats)

Un socialiste aux idées novatrices, Benoît Hamon, dispute à l'ex-premier ministre français Manuel Valls le titre de champion de la gauche. Leur camp semble de plus en plus divisé à 100 jours de la présidentielle dominée par la droite et l'extrême droite.

Manuel Valls, 54 ans, a été devancé de cinq points dimanche au premier tour de la primaire socialiste par un outsider de 49 ans, Benoît Hamon, issu de l'aile gauche du parti et très critique sur le bilan du gouvernement.

A l'image du quotidien Le Monde titrant "Fracture ouverte au PS", la presse française voyait lundi dans ce duel "le choc de deux gauches" et l'illustration d'un parti socialiste divisé entre une ligne "utopiste" et une autre "hyperréaliste". Un duel qui sera tranché le 29 janvier lors du second tour.

La participation au premier tour a, quant à elle, grimpé à 1,6 million de voix lundi matin sans que les pourcentages des candidats ne bougent d'une décimale par rapport à ceux publiés dimanche soir. Des résultats qui provoquaient les railleries de la droite, mais aussi sur les réseaux sociaux. Christophe Borgel, président du Comité national d'organisation, a concédé un "bug".

"Tourner la page"

"La volonté de tourner la page est claire. Il s'agit de regarder vers le futur", a plaidé lundi matin Benoît Hamon, qui assure que son projet n'a "rien d'utopiste". Il défend notamment un "revenu universel d'existence" pour tous les Français et se veut "beaucoup plus généreux en matière de droit d'asile".

Fort de ses 36%, M. Hamon peut déjà compter sur le ralliement du candidat arrivé en troisième position, Arnaud Montebourg (17,6%), lui aussi très critique sur la politique de François Hollande. Il a également reçu lundi le soutien de Martine Aubry.

Manuel Valls (31%) a lui appelé les électeurs à faire le choix au second tour entre "la défaite assurée" s'ils désignent son concurrent et "la victoire possible" à la présidentielle avec lui. En attendant un duel télévisé mercredi soir, M. Valls a dénoncé les "promesses irréalisables et infinançables" de son adversaire. "Jamais la gauche française n'a été confrontée depuis très longtemps à un choix aussi clair".

Rassemblement aléatoire

Ces déclarations rendent aléatoire le rassemblement des deux prétendants autour d'un seul candidat après le second tour. Or, c'est une condition indispensable pour conjurer un scénario d'échec.

Le gagnant de la primaire aura en effet fort à faire pour s'imposer. Pour l'instant, le second tour de la présidentielle, le 7 mai, semble se diriger vers un duel entre François Fillon et la cheffe de file du Front national Marine Le Pen, sur fond de montée en puissance des courants populistes en Europe.

Un troisième homme les talonne: Emmanuel Macron. A 39 ans, cet ancien ministre du gouvernement socialiste fait cavalier seul et suscite l'affluence dans ses meetings avec son message "ni droite ni gauche", "progressiste" et pro-européen.

Ayant également refusé de participer à la primaire, le tribun de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon se positionne en quatrième position dans les sondages. Le candidat du PS est ainsi pour l'heure relégué à la cinquième place.

ATS