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Gelson Fernandes affirme que l'équipe de Suisse n'a pas oublié sa défaite 5-2 contre la France voici deux ans lors de la Coupe du monde.

La cicatrice fait toujours aussi mal. "Salvador n'est pas si loin, glisse Gelson Fernandes. Notre première mi-temps ce jour-là fut abominable."

Dimanche à Lille, le Sédunois et ses coéquipiers auront l'occasion de la refermer et, pourquoi pas, de cueillir enfin une victoire contre la France que la Suisse attend depuis vingt-quatre ans. "Nous jouerons pour gagner. D'abord parce que nous ne sommes pas qualifiés. Et aussi pour donner un signal fort aux gens qui nous suivent", poursuit Gelson Fernandes.

A ses yeux, il n'y a aucun calcul à faire malgré cette qualification pour les huitièmes de finale qui est pratiquement dans la poche et la menace d'une suspension pour les huitièmes de finale qui plane sur quatre de ses coéquipiers (Schär, Behrami, Xhaka et Embolo). "Si j'étais l'entraîneur, j'alignerais le meilleur onze possible, lâche-t-il. Je le répète, nous ne sommes pas encore qualifiés."

Alors que Breel Embolo avait été désigné pour se présenter devant la presse à quarante-huit heures de la rencontre, Vladimir Petkovic a finalement demandé au Rennais, le "grand frère", de venir prêcher la bonne parole. Gelson Fernandes a magnifiquement fait le job. Il est tout simplement le meilleur VRP de l'équipe de Suisse.

Il n'a, ainsi, pas oublié de souligner que l'équipe gardait son entière confiance à Haris Seferovic et combien Xherdan Shaqiri demeurait incontournable. "Haris pourrait être aujourd'hui le meilleur buteur de l'Euro. Il faut qu'il soit patient, souligne-t-il. Quant à Xherdan, ce n'est pas simple pour lui dans la mesure où tous les adversaires l'attendent désormais. Il faut le laisser tranquille, le protéger, veiller aussi à ce qu'il prenne toujours autant du plaisir sur le terrain."

Une échappatoire

Gelson Fernandes a, bien sûr, été interrogé sur l'équipe de France. Il mesure parfaitement l'immense pression médiatique à laquelle sont confrontés les Bleus. "Les réactions au geste de Paul Pogba mercredi soir ne m'étonnent pas. Il y a un poids énorme sur l'équipe de France, explique-t-il. La situation du pays n'aide pas. Les gens voient dans l'équipe de France une échappatoire à leurs difficultés. Mais malgré tout, cette équipe de France a pris six points en deux matches. Elle est solide dans tous les compartiments du jeu. Elle peut également compter avec Dimitri Payet sur un joueur en état de grâce. J'ai joué avec lui à Saint-Etienne. C'est un ami. Le voir aussi fort dans un rôle de stratège ne me surprend pas. Je dois reconnaître enfin que toutes les équipes dans cet Euro ne peuvent pas faire entrer un Griezmann et un Pogba dans un match, un Coman et un Martial dans un autre..."

Mais la Suisse, selon Gelson Fernandes, présentera certains arguments dimanche à Lille pour contrer les Bleus. "Nous jouerons avec notre coeur, notre enthousiasme et la conviction que nous pouvons leur faire mal, assure-t-il. Ce match sera excitant pour l'équipe de Suisse."

Un match qu'elle abordera avec un maître à jouer qui, selon le "grand frère", devient de plus en plus fort. "Granit Xhaka est en passe d'acquérir une nouvelle dimension, glisse-t-il. C'est en tout cas mon ressenti après les deux premiers matches qu'il a livrés dans ce tournoi." Gelson Fernandes et tous les supporters suisses prient désormais pour qu'il négocie le troisième sans récolter un carton jaune.

Car ce match-là, le futur joueur d'Arsenal ne veut pas le manquer, prêt à répondre sur le terrain, comme il l'a précisé sur les réseaux sociaux, aux réserves sur la valeur de l'équipe de Suisse émises par le journaliste sportif le plus célèbre du PAF.

sda-ats

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