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L'Allemagne a battu l'Italie en quart de finale de l'Euro 2016 au terme d'un match très serré. Elle a obtenu sa qualification au terme des tirs au but (1-1 ap, 6-5 tab).

Plus personne n'arrête l'Allemagne ! Même pas l'Italie sa "bête noire". A Bordeaux, les champions du monde ont, pour la première fois de leur histoire, battu la "Squadra Azzurra" au cours d'une phase finale. Cette victoire a toutefois été acquise aux tirs au but. Comme pour leur signifier que rien ne sera jamais facile face à l'Italie.

Les Allemands se sont imposé 6-5 dans cette loterie grâce notamment à deux arrêts de Neuer. Neuvième tireur italien, Darmian a ainsi trouvé sur sa route le portier du Bayern Munich. C'est Hector qui a inscrit le penalty décisif dans cette séance au cours de laquelle la nervosité des acteurs était bien palpable.

A la faveur de ce succès, l'Allemagne affrontera jeudi à Marseille en demi-finale le vainqueur de la rencontre qui opposera dimanche à Saint-Denis la France à l'Islande. Elle le fera sans l'un de ses meilleurs hommes, Mats Hummels qui sera suspendu.

Même si les Italiens ont égalisé sur un penalty "heureux" - la main de Boateng est indiscutable, mais elle n'a pas annihilé une véritable occasion de but -, la parité à l'issue du temps réglementaire n'avait rien d'un scandale. Maîtres du jeu, les Allemands n'en ont pas fait assez pour qu'une victoire de leur part à la 90e soit inéluctable. Ils ont tout d'abord tardé avant de donner leur pleine mesure. Après le but d'Özil à la 65e minute, un but dont le mérite revient aussi à Gomez et à Hector qui ont parfaitement combiné sur le côté gauche, on a senti, par ailleurs, une retenue coupable dans le jeu de la "Mannschaft".

Une première mi-temps décevante

Une mi-temps pratiquement pour rien. A la pause, la déception était perceptible au spectacle de deux équipes qui ont cherché, en premier lieu, à ne pas commettre l'erreur fatale. Pour ce quart de finale, Joachim Löw était ainsi revenu à une défense à trois, comme lors de la victoire 4-1 à Munich le 29 mars dernier face à cette même Italie, quitte à sacrifier Julian Draxler, son meilleur homme dimanche dernier contre la Slovaquie.

Pour sa part, Antonio Conte avait reconduit son 3-5-2 sans sa sentinelle Daniele De Rossi. L'absence du joueur de la Roma explique sans doute pourquoi la "Squadra Azzurra" a redoublé de prudence dans son entame de match.

Marquée par la sortie de Khedira au quart d'heure - le no 6 allemand a été touché aux adducteurs dans un choc avec Chiellini -, cette première période fut bien pauvre en occasions. On a noté une frappe trop écrasée de Müller sur une action initiée par Hummels à la 42e suivie quelques secondes plus tard d'une percée de Giaccherini qui a permis à Sturaro d'armer la première frappe vraiment dangereuse de la rencontre. Une frappe déviée par Boateng en corner au plus grand soulagement de Neuer.

L'arrêt qui change tout

La physionomie du match n'était plus la même après le repos. Il n'y avait plus qu'une seule équipe sur le terrain: l'Allemagne. Incapables de ressortir les ballons, les Italiens perdaient pied d'une manière étonnante. Les trois avertissements récoltés en l'espace de trois minutes par Sturaro (56e), De Sciglio (57e) et Parolo (59e) témoignaient bien du désarroi qui les gagnait. Et trois minutes seulement après le but d'Özil, Buffon, devant Gomez, réalisait un véritable miracle pour permettre aux siens de rester dans le match.

Reçu peut-être comme un signe du destin, cet arrêt du capitaine devait agir comme un électrochoc. Les Italiens sortaient enfin de leur apathie pour se procurer une première occasion par Pellè avant que l'arbitre ne siffle un penalty pour une main de Boateng. Devant "son" kop, Bonucci le transformait imparablement. Tout était à refaire pour les Champions du monde.

sda-ats

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