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Plus appelé en sélection, numéro 2 en club, la saison 2016-17 a des airs de début de la fin pour Patrice Evra. Mais, à 35 ans, le Français reste aussi l'un des piliers du vestiaire de la Juventus.

Avec les Bleus, le coéquipier de Stephan Lichtsteiner n'a plus été convoqué depuis la fin de l'Euro, Didier Deschamps préférant préparer le Mondial 2018 avec deux "jeunots", Layvin Kurzawa (24 ans) et Lucas Digne (23 ans).

Et même en club, le statut de l'ex-latéral gauche de Monaco et de Manchester United tend à s'effriter. La saison dernière, la concurrence avec Alex Sandro, acheté 25 millions d'euros à Porto, avait ainsi nettement tourné à l'avantage de "Tonton Pat'", systématiquement choisi par Massimiliano Allegri lors des matches importants.

Mais désormais, le Brésilien est titulaire et Evra découvre l'inconfort du banc de touche, cet accessoire sur lequel il ne s'est que très rarement assis au cours de sa longue carrière. En championnat, Alex Sandro est ainsi le "juventino" le plus aligné dans le champ, systématiquement titulaire et jamais remplacé. Jusqu'à samedi et une première titularisation face à l'Udinese, Evra n'avait lui eu droit qu'à des miettes, cinq minutes en tout et pour tout.

Un homme plus calme

La tendance s'inverse néanmoins en Ligue des champions puisque le Bleu a été titularisé lors des deux premières journées, contre Séville puis le Dinamo Zagreb, et qu'il devrait l'être encore mardi à Gerland. Mais la dynamique est clairement en faveur du plus jeune, celui dont les jambes tournent plus vite et plus longtemps, même si Evra est loin d'avoir lâché prise. Le match remporté samedi contre l'Udinese illustre d'ailleurs bien l'importance que conserve le Français pour son entraîneur: d'abord aligné à gauche d'un inhabituel 4-4-2, Evra a glissé en défense centrale après la pause quand Allegri est passé en 3-4-3.

"Je suis plus calme désormais. Quand tu as 20 ans, tu ne cesses de courir et de centrer, mais maintenant, tu ne peux mettre que cinq centres par match, alors l'un d'entre eux doit être une passe décisive", expliquait ainsi Evra cette semaine dans une interview au site de l'UEFA. "Tu vois aussi le positionnement de manière différente. Quand tu es jeune, tu peux être mal placé mais tu sais que tu es rapide et pourras donc compenser avec ta vitesse. Maintenant, tu dois surtout faire attention à être à la bonne place", ajoutait-il.

Une envie intacte

L'ancien capitaine des Bleus revenait également sur son envie intacte - "quand j'arrêterai de travailler dur pendant mes vacances et d'être excité par le début d'une nouvelle saison, alors je saurai qu'il est temps de me retirer" - et surtout sur son statut de leader.

"Des leaders je pense qu'il y en a quelques-uns, mais Gigi (Buffon) et moi-même voulons gagner tout, et pour cela on s'assure que tout le vestiaire est prêt à tout donner. Si vous êtes un vrai leader, alors vous voulez que les autres le soient aussi et ça ne se fait pas en un jour. Il faut avoir de l'expérience pour le faire", poursuivait Evra, qui dès son arrivée en 2014 s'est imposé à la Juve, un club où l'expérience et l'âge sont loin d'être des handicaps.

Cette expérience et sa culture de la victoire lui ont d'ailleurs valu en début d'été dernier une prolongation de contrat jusqu'en juin 2017. Avec une option pour une année supplémentaire, pour peut-être faire encore durer le plaisir. Tonton Pat' a prévenu: "Mes exemples sont des joueurs comme Paolo Maldini ou Javier Zanetti - ils ont joué jusqu'à leurs 40 ans."

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ATS