Foule d'extrémistes de droite pour un concert à Willisau (LU)


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L'extême droite avait déjà organisé un concert le 15 octobre à Unterwasser (SG) auquel 5000 personnes s'étaient rendues. Une plainte avait été déposée par le GRA mais classée par le Ministère public st-gallois (Archives).

KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER

(sda-ats)

Le parti d'extrême droite PNOS a organisé samedi soir un concert à Willisau, dans le canton de Lucerne. La police était sur place. Il n'y a pas eu matière à intervenir.

Il était connu de longue date que le Parti national suisse (PNOS) avait l'intention d'organiser un concert d'extrême droite quelque part samedi en Suisse. La police st-galloise a interdit préventivement la tenue de cet événement sur son territoire afin de préserver l'ordre public.

Les sympathisants du PNOS se sont alors réunis samedi après-midi à Rothrist (AG). La police argovienne a contrôlé 60 visiteurs présumés, a-t-elle fait savoir dimanche. Les personnes sans domicile dans le canton ont été renvoyées. Personne n'a été interpellé. Pour justifier ces contrôles, la police a invoqué la sécurité publique. Dans ce contexte, un tel événement ne doit pas être toléré.

Le concert du PNOS a donc été déplacé à Willisau (LU). La police lucernoise a indiqué dimanche s'être rendue sur place dès le début. Peu avant le concert, elle a appréhendé un Allemand interdit d'entrée en Suisse. L'homme a été ramené sous escorte policière à la frontière.

Pas de demande d'autorisation

Les organisateurs du concert ont été dénoncés pour ne pas avoir déposé une demande d'autorisation pour le concert. La police leur a indiqué qu'elle serait intervenue si des agissements contraires à la loi avaient été constatés. Peu après minuit, le public - environ 150 personnes - a commencé à quitter les lieux. Il n'y a pas eu d'incidents.

Interrogé sur la raison qui a amené le canton de Lucerne à autoriser le concert contrairement à St-Gall et Argovie, Kurt Graf, porte-parole de la police lucernoise, a expliqué que le PNOS était un parti légal et que la Suisse garantit la liberté de se rassembler.

Une approche plus sévère aurait été disproportionnée, selon la police lucernoise. Il n'y avait aucune raison de penser que des bagarres ou des actes violents pourraient être commis, a ajouté M. Graf. La police a pris la mesure à temps et assuré une présence visible à Willisau.

ATS

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