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Bertrand Delanoë: "Je pense que le candidat qui se rapproche le plus de mes convictions, socialiste, réformiste, européen, réaliste, c'est Emmanuel Macron".

KEYSTONE/EPA/MIKAEL LIBERT / ASA-PICTURES / E

(sda-ats)

L'ex-maire de Paris Bertrand Delanoë a apporté mercredi son soutien à Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle française. Cela face au programme "dangereux" du socialiste Benoît Hamon et à la perspective "catastrophique" d'une victoire du Front national.

"Je pense que le candidat qui se rapproche le plus de mes convictions, socialiste, réformiste, européen, réaliste, c'est Emmanuel Macron", a dit l'ex-édile socialiste de 66 ans, sur France Inter. Le programme de l'ex-ministre de l'Economie, candidat d'En marche!, "m'a révélé de vraies mesures progressistes, de justice sociale, de lutte contre les inégalités".

"J'ai de l'amitié pour la personne de Benoît (Hamon), il le sait, nous nous sommes parlés la semaine dernière à son initiative", a-t-il poursuivi. "Je pense que son programme est dangereux parce qu'il ne rassemble pas la gauche et parce qu'il n'est philosophiquement, dans le rapport au travail, dans le rapport à l'Europe (...) pas en mesure de produire du vrai progrès social".

"Sérieux et crédible"

"L'avantage du programme d'Emmanuel Macron c'est qu'il est sérieux et crédible sur le plan économique et donc il rend possible des progrès sociaux", a-t-il estimé, tout en reconnaissant que certaines mesures n'étaient "pas aussi à gauche" qu'il le voudrait.

Bertrand Delanoë, qui a quitté en 2014 la mairie de Paris après 13 ans passés à sa tête, ne s'était jusqu'à présent pas exprimé officiellement sur le scrutin présidentiel qui se tiendra les 23 avril et 7 mai prochains.

"Hanté par LE FN"

Expliquant être "hanté" par une possible victoire du Front national, l'ancien député et sénateur de Paris estime "que la France court un danger majeur".

"Peut-être que dans deux mois l'idéologie et les méthodes de l'extrême droite dirigeront la France", indique-t-il. "En tant qu'homme libre et avec beaucoup de gravité, je pense qu'il faut que nous nous posions la question de notre vote au premier tour de la présidentielle pour éviter la catastrophe du second tour".

"Plus forte qu'on ne le croit"

"Je pense que la candidate de l'extrême droite est beaucoup plus forte dans les intentions de vote qu'on ne l'imagine", dit-il. "Il faut donner le maximum de force au premier tour au candidat qui peut battre Marine Le Pen".

A deux mois de l'élection présidentielle, la présidente du FN est en tête dans les intentions de vote pour le premier tour dans les sondages, devant Emmanuel Macron et François Fillon (Les Républicains). Elle est en revanche systématiquement donnée battue au second tour.

"Pays plutôt que parti"

Le soutien de Bertrand Delanoë, annoncé par des sources parlementaires dès mardi, est le dernier en date pour Emmanuel Macron, qui a engrangé ces dernières semaines l'appui d'élus socialistes et suscite l'intérêt de ministres comme Ségolène Royal, Patrick Kanner et Stéphane Le Foll.

Face à l'attrait suscité par l'ancien banquier, Benoît Hamon, bloqué en quatrième position dans les sondages, s'en est pris mardi soir, lors d'un meeting à Marseille, à la "chimère" Macron et a fustigé les socialistes envisageant un "vote utile" en faveur de l'ex-ministre de l'Economie.

"Ca fait 45 ans que j'appartiens au Parti socialiste, je suis fidèle au Parti socialiste", a dit Bertrand Delanoë mercredi, précisant toutefois avoir "conscience", par sa prise de position, "de préférer pays à parti".

ATS