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L'affaire des "hauts talons" pourrait avoir une suite au parlement (photo symbolique)

KEYSTONE/CHRISTIAN BRUN

(sda-ats)

Une pétition réclamant l'interdiction de devoir porter des talons sur les lieux de travail avait recueilli près de 100'000 signatures jeudi en début d'après-midi sur le site du Parlement britannique. La pétition a été lancée lundi.

Jeudi en début d'après-midi, la pétition avait déjà atteint près de 96'000 signatures, soit 4000 de moins que le seuil de 100'000 où un débat parlementaire peut être envisagé outre-Manche.

La jeune femme à l'origine de l'initiative a raconté dans la presse comment, engagée comme réceptionniste de manière temporaire par une agence du cabinet d'audit à Londres, elle avait été renvoyée chez elle dès le premier jour parce qu'elle portait des chaussures plates.

"Lorsque je suis arrivée au travail, on m'a interdit de travailler parce que je ne portais pas de talons. J'ai exprimé ma surprise et ils m'ont expliqué que les chaussures plates ne faisaient pas partie du code vestimentaire pour les femmes", a raconté la plaignante au tabloïd Evening Standard.

Ensuite, "le superviseur m'a dit que je serais renvoyée chez moi sans être payée si je n'allais pas dans une boutique m'acheter une paire de chaussures à talons de 5 à 10 centimètres. J'ai refusé et il m'a renvoyée", a ajouté la jeune femme.

A la BBC, elle a dit: "J'étais supposée travailler 9 heures par jour, à escorter des clients dans des salles de réunion. J'ai dit que je ne pouvais tout simplement pas faire ça perchée sur des talons".

Sous-traitance

Interrogé par l'Evening Standard, un porte-parole du cabinet d'audit a expliqué que la société sous-traitait son service de réception. "Le code vestimentaire dont il est question ne fait pas partie de notre politique. Nous sommes en discussion avec notre sous-traitant sur cette politique", a-t-il ajouté.

Après avoir interrogé une association de conseils aux salariés qui lui a expliqué que les employeurs avaient le droit d'imposer un code vestimentaire, la jeune femme a donc décidé de faire appel aux législateurs, en lançant une pétition sur le site du Parlement dans laquelle elle réclame l'abrogation de codes "datés et sexistes".

sda-ats

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