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"C'est aux autres équipes de sortir pour tenter de rattraper le temps qu'elles ont déjà perdu", a prévenu Chris Froome, maillot jaune du Tour à l'occasion du premier jour de repos en Andorre.

"Je suis très heureux d'avoir le maillot jaune sur mes épaules, pour des raisons tactiques, mais aussi pour le moral et pour l'équipe", a assumé le Britannique, vainqueur en 2013 et 2015, selon qui sa formation Sky "est la plus forte ici".

Q: Avec les trois victoires au sprint de Mark Cavendish et celles, en solitaire, de Stephen Cummings puis la vôtre, les Britanniques ont régné sur la première partie du Tour. Tendance ou coïncidence?

R: "Si vous regardez ce que le cyclisme britannique a atteint ces dernières années, cela ne peut pas être de la chance. Il y a eu une planification, une structure, il y a le talent des coureurs. Ce n'est certainement pas une coïncidence."

Q: Pourquoi Nairo Quintana n'a-t-il pas attaqué dimanche dans la montée d'Arcalis, d'après vous ?

R: "Je serais intéressé d'avoir son point de vue. Je m'attendais à une attaque de sa part et j'avais gardé un peu d'énergie. Au fond de moi, j'attendais juste qu'il se lance mais cela n'est jamais venu."

Q: Quelle étape fera la différence entre vous?

R: "Il est compliqué de ne désigner qu'une étape. Il va y avoir plusieurs étapes assez décisives dans cette seconde moitié de Tour. Je pense particulièrement aux contre-la-montre, qui vont être des journées assez charnières. Mais j'ai aussi le regard tourné vers les étapes des Alpes (17e à 20e). C'est là, à mon avis, que la course se gagnera ou se perdra."

Q: A quel point porter le maillot jaune à ce stade du Tour est-il vital pour vous?

R: "C'est vraiment une bonne place qui est la mienne en ce moment. Je suis très heureux d'avoir le maillot jaune sur mes épaules, pour des raisons tactiques, mais aussi pour le moral et pour l'équipe. Tactiquement, cela renvoie la balle dans l'autre camp: c'est aux autres équipes, maintenant, de sortir pour tenter de rattraper le temps qu'elles ont déjà perdu."

Q: Quel est l'état de vos troupes?

R: "Mon équipe, je pense qu'elle l'a montré ces derniers jours en plaçant de nombreux coureurs dans les arrivées, est la plus forte ici. J'ai confiance en eux, en leur capacité à pédaler de manière défensive pour m'aider. Alors forcément, au moment crucial, quand les autres candidats au classement général n'auront plus qu'un ou deux coéquipiers, j'en aurai encore quatre ou cinq. Cela va certainement jouer en ma faveur."

Q: Au classement général, vous êtes suivis par Adam Yates et Dan Martin, moins attendus que d'autres. Les voyez-vous comme des menaces?

R: "Je pense qu'ils ont déjà prouvé qu'ils étaient des prétendants. S'ils peuvent rééditer ce qu'ils ont fait pendant la première moitié du Tour, alors ils seront sur le podium au moment d'arriver à Paris. Il n'y a pas de raison qu'ils n'y arrivent pas, mais trois semaines, c'est long. Une course d'une semaine et un grand Tour, ce n'est pas la même chose. Mais jusqu'ici, ils n'ont montré aucune faiblesse."

Q: Vous avez repoussé un spectateur colombien pendant une étape. Avez-vous encore des problèmes avec le public du Tour?

R: "Je maintiens ce que j'ai dit. A ce moment-là, je pensais que c'était la juste chose à faire: il était dangereux à cet instant. Il y a eu quelques incidents avec les fans ces derniers jours, mais ça fait partie du sport. L'ambiance sur les routes a été fantastique, la foule a été géniale et nous n'avons eu aucune aberration comme l'an dernier, jusqu'à présent. Pourvu que ça dure."

sda-ats

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